Ah les écologistes français : trop idéologiques et pas assez pragmatiques. La ville de Bordeaux a fait les frais de cette gestion avec une hausse révoltante du prix des places de parking qui a crucifié le commerce et le départ de Ryanair de l’aéroport face à des taxes trop importantes.
Le résultat est plus amer. Selon le bulletin de la DGAC publié en juin 2026, Bordeaux est l’aéroport qui a connu la plus forte baisse de trafic en France en 2025 avec une baisse de 10,6% Par rapport à 2019 l’année d’avant le Covid la baisse est encore plus forte de l’ordre de 23,3%. En terme de décroissance on ne fait pas mieux. La disparition de Ryanair a par ailleurs fait perdre à Bordeaux une grande partie de son trafic vers Marseille avec une baisse de 29,5% et de 41% depuis 2019: autant dire que les échanges entre les deux villes ont été fortement limités. C’est la ligne Marseille Nantes qui est désormais la première ligne transversale en province devant Bordeaux-Lyon, Lyon-Nantes et Bastia-Marseille.
Le départ de Ryanair a donc été un coup de poignard à l’économie bordelaise du fait d’une politique visant, comme dans toute la France, à privilégier la hausse des taxes et les restrictions de toutes sortes à la compétitivité et à la croissance : pas étonnant que la France soit l’Etat qui s’endette le plus en Europe.
Montpellier et Toulouse sont les deux autres grands aéroports français qui ont connu une chute importante. La baisse a atteint 6,2% à Montpellier par rapport à 2024 et même 15,6% par rapport à 2019. A Toulouse la chute a été plus limitée e l’ordre de 2,5% par rapport à 2024 mais de 21,2% par rapport à 2019. Il est à noter que globalement le trafic a été en baisse depuis de nombreux grand pays pour les aéroports français: Royaume-Uni, Irlande, Suisse, Italie, Autriche, Portugal, Pays-Bas, Luxembourg des pays pourtant au fort pouvoir d’achat. Il en est de même et c’est inquiétant vers quelques grands pays à l’international comme l’Inde (-6,2%), le Japon (-2,5%), Singapour (-5,2%), la Corée du Sud (-2,8%) ou le Mexique. Les vols vers l’Asie souffrent depuis la guerre en Ukraine de l’interdiction du survol de la Sibérie. Les Etats-Unis où les compagnie françaises comme Air France ont massivement investi pour compenser la baisse du trafic en Asie n’ont connu qu’une hausse très modeste du trafic de 0,7%. Quant à la Chine, les compagnies chinoises ont bénéficié de l’interdiction du survol de la Sibérie par les compagnies occidentales avec une hausse de 9,7%. En Afrique les échanges sont également en forte baisse vers de nombreux pays montrant la moindre influence française : Congo Kinshasa, Gabon, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Tchad, Djibouti République centrafricaine…
Le bilan 2025 de la DGAC est donc plutôt maussade à l’image de l’économie du pays.
Lire le rapport de la DGAC : https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/Bulletin_Statistiques_transport_aerien_2025.pdf
