L’Union européenne est championne pour mener à bien des projets technocratiques pour toujours plus contrôler en tuant l’économie : marché de l’énergie européen, DPE, contrôles techniques dans l’immobilier, et fin des voitures thermiques dans l’automobile et EES dans le tourisme.
La mise en place du système biométrique Entry-Exit System a semé la pagaille dans de nombreux aéroports européens. L’objectif étant de ficher biométriquement tous les passagers comme dans les anciennes dictatures.
Le directeur général d’ACI Europe qui représente les aéroports européens s’est récemment agacé de ce désastre : « Notre préoccupation la plus immédiate reste les perturbations graves et les difficultés imposées aux passagers par les procédures de contrôle aux frontières liées au système d’entrée et de sortie de l’espace Schengen. À moins que les autorités ne soient autorisées à faire preuve d’une plus grande souplesse, y compris en suspendant totalement le système lorsque cela s’avère nécessaire sur le plan opérationnel, les perturbations pour les passagers s’intensifieront au cours des semaines et des mois à venir. Pour de nombreux aéroports et compagnies aériennes, la situation risque de devenir intenable. Il est déconcertant de constater qu’au niveau de l’UE, personne ne semble vraiment s’en soucier, ni des dommages considérables que cela inflige à la réputation de l’Europe en tant que destination accueillante et efficace ». C’est bizarre comme tous les acteurs économiques souffrent des décisions de l’UE mais s’en offusquent très mollement.
En attendant la Grèce, membre de l’UE a pris la bonne décision pour cet été. Elle a décidé de retarder le lancement de l’EES notamment pour les voyageurs en provenance du Royaume-Uni son principal marché.
Et elle en profite alors que les voyageurs veulent éviter les problèmes liés à l’EES. Elle est actuellement en première place des réservations de la part des Anglais en terme de croissance cet été. En fait la réalité est plus complexe. En fait la ministre du Tourisme, Olga Kefalogianni avait promis que les voyageurs anglais seraient dirigés rapidement en dehors du système EES, ce que l’ambassade de Grèce a confirmé en avril n indiquant qu’ils seraient exemptés d’enregistrement biométrique. Cependant les autorités grecques ont indiqué plus tard que cette exemptions serait réalisée uniquement durant les périodes de fort trafic, ce qui est le cas cet été jusqu’en septembre.
Au final la Grèce profite de cet afflux de voyageurs anglais. Quant à la Turquie elle est l’autre grande gagnante de la mise en place de l’EES européen avec la Turquie et se positionne dans le top des destinations pour les voyageurs britanniques cet été selon l’agence anglaise Advantage Travel Partnership.
La longueur des queues aux aéroports est devenu un motif d’inquiétude pour les voyageurs anglais et de baisse des réservations. Le Daily Mail a ainsi fait la liste des aéroports européens avec les plus longues files d’attente. Paris Beauvais est classé en 9ème position avec les aéroports espagnols de Ténérife, Lanzarote et les aéroports portugais de Lisbonne et Faro présentant les plus longues attentes.
Comme Frankenstein, l’UE semble échapper à ses créateurs. Malgré les demandes de plusieurs pays européens, la Commission européenne a indiqué que le système « opérait avec succès » et que les queues n’étaient problématiques que dans 20 points d’entrée sur 1500.
Pourtant 9 états européens dont la France ont demandé à l’UE d’étendre les exemptions temporaires de l’EES après la date butoir du 6 septembre note le Daily Mail. Un porte-parole de la Commission, hors sol comme toujours, a déclaré que « peu d’états membres » avaient des difficultés.
Les velléités de contrôle biométrique de l’UE causent les mêmes problèmes que dans d’autres secteurs en créant un appel d’air hors d’Europe pour les voyageurs. Au final l’EES comme le DPE, le contrôle technique ou le marche européen de l’électricité n'engendre au final que des inconvénients tant pour les européens que pour les voyageurs du monde entier. On promettait une Europe sans frontières, oui mais avec vos données biométriques pour mieux vous suivre à la trace. Contrôle biométrique avec l'EES, de l'information et des réseaux sociaux avec le DSA et chat control, l'UE se transforme lentement en un système de surveillance qui aurait été le rêve de nombreux dictateurs. On appelle cela le progrès européen…
