Comme pour les Gilets jaunes les émeutes étudiantes ont été la bonne occasion semer le chaos via des groupes de délinquants et des groupuscules extrémistes. Désormais en France il n’est plus possible de mener une manifestation sans qu’elle dégénère de façon violente à cause de quelques uns. Les émeutes sont une catastrophe pour l’économie mais aussi pour la réputation du pays. Ainsi les images de commerçants d’origine asiatique agressé par des émeutiers ont fait le tour du monde.
🔴😳 Cette vidéo de commerçants d’origine asiatique en train de faire face aux sauvages qui pillent leur commerce lors du 17 Octobre en France est en train de faire le tour du monde et de déclencher une vague d’émotions et de réactions considérables en Asie. En plus de nos commerces, de nos rues et nos institutions, ces barbares sont en train de dévaster l’image de notre pays sur la scène internationale. https://t.co/UWus9ZrkuW
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) October 19, 2026
« Une fois encore, les commerçants, et tout particulièrement les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration, se sont retrouvés en première ligne, exposés à des violences dont ils ne sont ni les acteurs ni les responsables. Vitrines dégradées, établissements menacés, activités perturbées, salariés et clients mis en difficulté : ces violences, qui frappent nos établissements, sont inacceptables. Le droit de manifester est une liberté fondamentale. Le droit de travailler, d’entreprendre et d’accueillir ses clients en sécurité doit l’être tout autant. L’Umih rappelle que les hôtels, cafés et restaurants sont des lieux de vie, de convivialité et de lien social. Ils ne peuvent devenir, à chaque épisode de tensions, les victimes collatérales de débordements violents. Pour des professionnels déjà confrontés à une conjoncture économique difficile, à la hausse des charges et à la fragilité de la consommation, ces événements constituent une épreuve supplémentaire.
« Nos établissements ne sont pas des défouloirs. Nos professionnels ne peuvent pas être, manifestation après manifestation, ceux qui paient la facture des violences. Nous demandons que leur sécurité soit garantie et que chaque préjudice puisse être reconnu et réparé. L’Umih sera aux côtés de tous les professionnels touchés, sans exception » a déclaré Franck Chaumes président de l’UMIH qui regroupe les professionnels de l’hôtellerie-restauration. Selon la Fédération du commerce et de la distribution 1500 commerçants ont été vandalisés pendant ces émeutes avec des dégâts se chiffrant à plusieurs centaines de millions d’euros. Ce sont les chiffres donnés par Alexandre Bompard sur LCI. On estime désormais à 2000-300 le nombre de commerces touchés. La Chambre de Commerce et d’Industrie a estimé que ces dégradations pourraient de le point final pour « des entreprises déjà touchées par des années de crises successives et par la baisse de la fréquentation des centre-villes ». L'hôtel de Limoges a été en grande partie détruit : il était inscrit aux monuments historiques. L’économiste Marc Touati a estimé le coût direct (pillages, vandalisme, bâtiments publics, mobilier urbain, prises en charge médicales, arrêts maladie…) à environ 1,5 milliard d'euros avec les impacts liés, baisse du tourisme ralentissement d'activité, fermetures de commerces jusqu'à 5 milliards. Ce seront les Français qui travaillent qui paieront les dégradations via la hausse des contrats d'assurance et les impôts.


Une baisse due à des politiques hors sol qui ne prennent plus en compte les conséquences économiques de leurs actes. Et l’on voit là le mal français : l’irresponsabilité. Les ministres ne sont plus responsables de la sécurité de la population, les maires mettent en place des politiques écologistes sans se soucier des entreprises et de l'économie, les retraités ont eu la retraite à 60 ans tout en étant parmi les mieux payés d’Europe en terme de taux de récupération de leurs cotisations.
« On constate que les retraités nés en 1960 (et 1950) profitent d’un taux de 200 %, tandis qu’une personne née dans les années 2000 n’en touchera que 120 % » note France Info en analysant un rapport de France Stratégie de 2016. « Il y a une forte inégalité de traitement entre les générations...Le taux de récupération est supérieur à 400% pour la génération née en 1930 et il est inférieur à 150% pour les générations nées après 1970 ». C'est là la vraie injustice vis à vis des générations suivantes. En Suède, la réforme mise en place dans les années 90 s'assure que les cotisations versées offrent un certain taux de rendement et uniquement les cotisations versées.
En bref tout le monde veut le beurre et l’argent du beurre, ce qui mène le pays au chaos.
Des jeunes peu informés sur l'éducation, le niveau en France par rapport au monde et la faiblesse des formations professionnelles indispensables pourtant
L’éducation est le symptôme d’un mal bien plus profond. Quelles sont les revendications des étudiants comme l’Union étudiante ? Mettre fin à la sélection via Parcours Sup, créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur, embauche massive de personnel éducatif…
Or le problème réside là encore dans le populisme des politiciens de droite et de gauche qui nous gouvernent. Ils ont fait croire aux jeunes que tout le monde était capable de faire des études supérieures et que tous les emplois seraient désormais intellectuels. On les a mis délibérément dans une impasse.
Il manque des milliers d’emplois de plombiers, couvreurs, peintres, artisans, d’infirmiers, d’aides soignants en tout genre : l’économie réelle qui produit est en train de mourir à cause de cette politique insensée.
Des gouvernements populistes ont fait croire que tout le monde était capable de faire des études supérieures, le contraire des politiques suivies en Asie ou en Suisse, en Allemagne
La France a choisi d’amener tout une génération au Bac en baissant le niveau et en supprimant le redoublement. En 1985, Chevènement a décidé que 80 % d’une classe d’âge devait atteindre le niveau bac contre 20 % en 1950. Résultat, en 2003 il y avait 30 % de mentions au bac général avec une note de 511 en maths à PISA. En 2025, il y a eu 68 % de mentions avec une note PISA de 458 en maths : on offre les mentions!
Quelles ont été les conséquences ? La France forme désormais moins bien dans le supérieur et n’est plus un pays d’excellence ce qu’elle était dans le passé avec les conséquences à venir sur les industries de pointe.
Elle forme trop de BAC +4/5 d'un niveau médiocre et pas assez de métiers techniques. On manque ainsi de plombiers, d’artisans et on forme en masse des élèves qui n’ont pas le niveau pour entrer à l’université. La France est noyée sous une masse de fonctionnaires recrutés par l’État ou les collectivités territoriales après des études qui ne forment pas à un métier. Les emplois dans le collectivités locales ont explosé, symptôme du clientélisme en créant des emplois fictifs pour imposer à ceux qui se lèvent tôt le matin toujours plus de normes de règlements, de paperasserie sans intérêts. C’est le premier problème des étudiants : on forme beaucoup d’élèves à l’université. Par ailleurs contrairement aux idées reçues, la France est bien placée en Europe pour le nombre d’enseignants : soit 1 enseignant pour 21-22 jeunes de moins de 25 ans contre 1 enseignant pour 23-27 jeunes en Allemagne et 1 enseignant pour 32-34 jeunes au Royaume-Uni.
Il n’y a donc pas un manque de moyens. Le Royaume-Uni est d'ailleurs mieux noté que la France au classement PISA avec bien moins d'enseignants. Il faut dire que l'enseignement a été totalement transformé au Royaume-Uni via Nick Gibbs : discipline bien plus stricte, peu de travaux de groupe, pédagogie explicite, méthode syllabique pour lire, gestion des écoles libérales avec bien de concurrence entre elles et classes de niveau.
Tout le contraire de la politique de l'éducation nationale.
A quand une vraie revalorisation des métiers techniques en terme de salaires, formations, reconnaissance?
Enfin il faut prendre conscience que les métiers techniques doivent être réhabilités de même que l'excellence académique.
Il faut refaire du BAC un examen sélectif et développer encore plus l’apprentissage.
Regardons l’exemple de pays bien gérés comme la Suisse.
Dans ce petit pays bien géré sans manifestations, très riche, libéral et bien plus démocratique que la France, on compte 45 à 50 % des jeunes qui s’orientent vers la formation professionnelle initiale après l’école obligatoire et jusqu’à 70 % au total. En Allemagne 50 % d’une classe d'âge s’oriente vers le système entreprise plus école professionnelle et l’orientation se fait très tôt. En France seulement 20 à30 % des jeunes vont en voie professionnelle et l’apprentissage pré-bac reste faible.
En résumé l’éducation nationale ne manque pas de moyens. Elle a suffisamment de professeurs par rapport à nos voisins mais forme très mal car elle est devenue peu sélective. La France manque crucialement de jeunes formés à des métiers réels indispensables pour faire tourner l’économie.
Quant au niveau des jeunes des étudiants français il a baissé au niveau international.
Pourtant les pays avec les meilleurs ingénieurs comme les pays asiatiques créeront les entreprises de demain qui créeront à leur tour de la richesse pour leurs pays. Ce n’est donc pas aider les étudiants français que de leur dire d’être moins bons, paresseux et de tous les orienter vers des emplois de bureautique alors que l’on manque de gens ayant de vrais métiers.
En France le système pousse massivement vers le BAC alors que l'apprentissage est perçu comme une seconde chance ou moins prestigieux.
En Allemagne et en Suisse c'est tout le contraire et c'est donc bien un problème français. Mais pour cela il faut que les artisans soient mieux rémunérés et ne soient pas écrasés par les charges comme aujourd'hui. Il faudra forcément ramener le niveau de l'emploi public en France à celui de ses voisins.
En France les emplois publics représentent 11% de l'emploi total contre 20% en Suisse : on comprend pourquoi les artisans suisses sont bien mieux rémunérés avec moins de charges. On compte ainsi 5,85 millions d'emplois publics en France en 2024 pour 69 millions d’habitants 595 000 emplois publics en Suisse pour 9,13 millions d'habitants. Si le ratio était similaire avec la Suisse la France ne devrait compter que 4,496 millions d'emplois publics soit 1,35 million de moins.
On ne pourra pas transformer le pays sans réduire radicalement l'emprise du secteur public. C'est pour cela que les jeunes devraient manifester : moins d'emplois publics, une meilleure égalité avec les anciennes générations en terme de retraite, plus de sélection, moins d'élèves au BAC et à l'université, plus de formations professionnelles avec des emplois mieux rémunérés mais personne ne leur explique ce qu'est le populisme...Bilan beaucoup de BAC+4/5 se retrouvent sur le marché du travail sans vrai métier et font des petits boulots alimentaires en attendant de trouver mieux ou pas...
