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Les compagnies aériennes doivent faire face à un double défi cette année au salon de Farnborough : faire face à la hausse des cours du pétrole et répondre aux demandes souvent excessives des écologistes...

Bien qu'ayant baissé récemment le cours Spot du baril de pétrole de Brent dépasse toujours les 100 dollars au fixing soit 103,8 dollars au 21/07/2022.


Le cours du dollar a fait un véritable yoyo ces deux dernières années du fait de la crise du Covid avec un plus bas à environ 22 dollars le baril en avril 2020. Entre janvier 2011 et août 2014 le dollar avait également dépassé les 100 dollars de même qu'en 2008. Hormis ces deux périodes le cours du pétrole a toujours été sous les 100 dollars. Nous avions indiqué dans un article d'il y a quelques semaines que l'embargo et les sanctions sur la Russie allaient avoir un impact fort sur le prix du pétrole.

Pour les compagnies aériennes il s'agit d'une véritable défi et cette hausse se conjugue à celle de la demande d'une baisse des émissions de CO2 pour inciter les compagnies aériennes à optimiser leur flotte.

Airbus a ainsi annoncé ce jour proposer une augmentation du nombre de sièges sur ses A350-1000, ce qui baisse de fait les émission de CO2/passager.

Quelles vont être les tendances de l'aérien pour faire face à cette maîtrise énergétique?

Tout d'abord à court-terme, la hausse du pétrole va sans doute conduire à une hausse du prix des billets d'avion. « Le pétrole est l'élément de coût le plus important d'une compagnie aérienne. Il est inévitable qu'à la fin les prix seront facturés aux clients » a déclaré Willie Walsh ancien CEo d'IAG et président de la IATA qui regroupe les compagnies aériennes du monde entier.

Une hausse des cours qui se conjugue de plus à une pénurie de personnel cet été et à l'augmentation des cours du Dollar (le pétrole étant payé en Dollar, cette hausse est plus critique pour les compagnies européennes) ce qui a fait augmenter le prix de nombreuses destinations moyen/long-courriers.

En faisant des simulations sur Kayak on a pu constater des tarifs à plus de 1500 euros en classe économique pour se rendre en Amérique Latine ou même à New York, des tarifs impensables il y a quelques années.

Mais cette hausse des cours va forcer les compagnies aériennes à optimiser leur flotte encore plus rapidement et donc sans doute à acheter plus d'avions de nouvelle génération, bien moins gourmands en énergie car fabriqué à partir de matériaux composites comme les B787 ou les A350 ou d’avions moyen-courriers remotorisés avec des réacteurs plus économes comme les A320 neo ou les B737 MAX.

D'énormes contrats sont en cours de discussion avec l'Inde par les deux constructeurs comme nous l'avons indiqué hier pour des A350/B787.

Easyjet a ainsi annoncé une commande pour 56 Airbus A320 neo (avec une motorisation optimisée) à Farnborough toujours dans une optique d'optimisation de flotte. Et peu avant Airbus a annoncé une énorme commande de 300 avions principalement de la génération A320.

D'énormes contrats sont en cours de discussion avec l'Inde par les deux constructeurs comme nous l'avons indiqué hier pour des A350/B787.

Les progrès technologiques ont permis dans l'aérien d'optimiser régulièrement la consommation de carburant. Mais il y a plus. POur réduire les émissions de CO2, les constructeurs parient désormais sur le SAF.

Boeing fait des démonstrations de vols au salon de Farnborough avec ses principaux avions propulsés via un mélange de carburants renouvelables.

Les records de chaleur enregistrés lors du salon Farnborough 2022 ont mis de plus les carburants renouvelables au cœur du show.

Mais comme la hausse des cours du pétrole, le problème de ces carburants est qu'ils ont là aussi tendance à renchérir la aussi le coût du billet. Les Etats-Unis et l'Union Européenne qui travaillent désormais main dans la main veulent doper la production de carburant durable appelé SAF.

Beaucoup prônent pour de plus importantes subventions concernant ces carburants alors qu'ils coûtent jusqu'à deux à 8 fois fois plus cher que le kérosène. Et l'on parle bien plus désormais du SAF synthétique et non issu de cultures qui seul pourrait permettre de ne pas concurrencer les terres arables et les cultures agraires.

Pour le moment le Congrès américain a refusé d'accord des crédits fiscaux pour le SAF ce qui limite son intérêt.

Une autre solution pour réduire les dépenses en carburant et les émissions de CO2 est l'optimisation des routes des avions et des atterrissages/décollages plus en douceur.

Beaucoup travaillent aussi sur la compensation des émissions du secteur aérien. Airbus et plus compagnies aériennes ont annoncé lors du salon de Farnborugh la signature d'une lettre d'intention pour acheter des crédits carbones pour compenser les émissions du secteur aérien via une solution de captation et de stockage du CO2 au Texas.

American Express et Shell ont récemment lancé une initiative pour permettre aux entreprises d'acheter du SAF pour pousser les compagnies aériennes à utiliser ce carburant et compenser leurs émissions.

L'ICAO doit essayer de trouver un accord cette année pour réduire les émissions du secteur aérien.

En bref, cette année, la hausse du pétrole se conjugue parfaitement avec le désir de baisse des émissions et force le secteur à rajeunir la flotte, développer les filières de carburants durables et optimiser les routes aériennes.

L'aérien est l'un des secteurs les plus en pointe sur la réduction de CO2

Il reste que dans la presse grand public et chez les politiques on a tort de critiquer le secteur aérien. C'est l'un des secteurs où le progrès technologique est le plus rapide et où les économies en carburant ont énormément progressé d'une génération d'avion à une autre.

Le secteur aérien ne représente par ailleurs que 3% des émissions de CO2 globales. Le secteur aérien progresse rapidement et d'autres secteurs feraient bien de prendre exemple sur le monde de l'aérien plutôt que de le critiquer sans cesse...

  
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