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Selon une étude récente menée par BCD Travel, la moitié des destinations de voyages d'affaires les plus visitées dans le monde présentent des niveaux dangereux de pollution de l'air. Les villes d'Asie et d'Afrique sont particulièrement touchées par ce fléau...

La pollution atmosphérique est devenu un problème global sur la planète, un enjeu de santé publique de plus en plus important pour de nombreuses nations.

Et les voyageurs d'affaires qui se rendent souvent dans des villes polluées doivent savoir à quoi s'attendre.

Une étude de BCD Tavel fait le point sur les villes les plus fréquentées par les voyageurs d'affaires et leurs niveaux de pollution.

Ainsi parmi les grandes régions du monde, seules l’Amérique du Nord et le Pacifique Sud-Ouest peuvent être considérées comme relativement sûres.

Les villes de toutes les autres régions ont un niveau de pollution atmosphérique qui varie de modéré (en Europe) à dangereux (en Asie) ou extrêmement dangereux (au Moyen-Orient).

Le rapport sur la qualité de l’air de BCD Travel compile les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les siennes, cartographiant les 100 destinations de voyages d’affaires les plus prisées du monde. Les résultats de l’étude sont préoccupants. Avec seulement 10% de la population mondiale respirant de l’air “pur”, la probabilité qu'un voyageur d'affaires soit exposé à la pollution atmosphérique est très élevée.

Globalement la ville la plus polluée parmi les 100 villes les plus fréquentées par les voyageurs d'affaires est Delhi loin devant toutes les autres villes avec un taux de particules PM 2.5 de 143 microgrammes/m3.

Viennent ensuite Pékin, Riyadh, Mumbai, Dubaï, Pune, Chennai, Shanghai, Hyderabad.

En Asie dans le top 10 des villes les plus fréquentés par les voyageurs d'affaires, Tokyo (17 μg/m3),  Singapour (18 μg/m3) et Taipei (22 μg/m3) sont les villes les moins polluées mais dépassent néanmoins le seuil considéré comme sain par l'OMS.

Au Moyen-Orient les villes les moins polluées du top 10 sont Koweit (12 μg/m3), Tel Aviv (24 μg/m3), Téhéran (28 μg/m3), Beyrouth (33 μg/m3) et Doha (33 μg/m3).

En Afrique,les villes les moins polluées sont Maurice qui jouit d'une bonne qualité de l'air (6 μg/m3), Nairobi (17 μg/m3), Dakar (21 μg/m3) et Casablanca (27 μg/m3).

En Amérique Latine la pollution reste moins importante qu'en Asie ou en Afrique et certaines villes comme Mexico City ont fait des efforts particulièrement importants ces dernières années.

Parmi les 10 destinations les plus populaires, Rio est l'une des villes les moins polluées (11 μg/m3) suivie par Quito (24 μg/m3), Mexico (22 μg/m3) ou San José.

En Amérique du Nord, dans le top 10, la plupart des villes sont en dessous du seuil considéré comme sain par l'0MS pour les particules PM 2.5 soit 10 μg/m3 : Orlando et Seattle (6 μg/m3), Washington et New York (7 μg/m3), San Francisco (8 μg/m3), Philadelphie et Toronto (9 μg/m3), Dallas (10 μg/m3). Seules Chicago et Los Angeles dépassent le seuil considéré comme sain par l'OMS.

En Europe, dans le top 10, seules Zurich et Madrid se classent avec un  niveau de qualité de l'air satisfaisant de 10 μg/m3. Viennent ensuite Londres et Munich (12 μg/m3), Vienne et Hambourg (14 μg/m3), Stuttgart (15 μg/m3), Paris et Berlin (16 μg/m3) puis Francfort (18 μg/m3).

Parmi les 10 destinations les plus visitées au monde, principalement situées en Amérique du Nord et en Europe, seules trois villes bénéficient globalement d’une bonne qualité de l’air : San Francisco, New York et Philadelphie ; six villes ont une pollution de l’air modérée, dont Berlin qui arrive en tête.

À Shanghai, la seule ville d’Asie dans le top 10, le dangereux niveau de pollution de l’air est susceptible d’entraîner d’importants problèmes sanitaires. 

L’exposition à court terme à des niveaux élevés de pollution de l’air a non seulement des effets négatifs sur la santé, mais également des conséquences économiques. Les problèmes de santé liés à la pollution de l’air coûtent 62 Mds € par an à l’Union européenne.

À l’échelle mondiale, les coûts s’élèvent à près de 6000 Mds $ par an

Les entreprises ont une obligation de duty of care envers leurs voyageurs. Compte tenu de la volonté croissante des travel managers d’améliorer le bien-être des voyageurs et de la nécessité pour eux d'assumer leurs responsabilités légales, BCD Travel les encourage à intégrer des directives relatives à la qualité de l’air dans leurs programmes de gestion des risques liés aux voyages.

Selon l'OMS, 80% de la population mondiale vit dans des villes trop polluées.

En 2017, nous avions publié un article citant les villes les plus polluées au monde.

La pollution tue et au final très peu d'efforts sont faits par les grands pays du monde pour juguler ce mal.

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