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 Le Covid a eu un impact très fort sur le trafic aéroportuaire de même que les décisions trop idéologiques du gouvernement d'interdire certaines liaisons aériennes domestiques...

C'est une véritable catastrophe pour l'industrie aérienne. En 2020, la baisse du trafic des aéroports français a été de 767,3% avce seulement 70,045 millions de passagers. Ces chiffres sont d'autant plus mauvais que le secteur enregistrait année après année une croissance de son trafic et ceci sans interruption depuis 2004... Ainsi en 2004, les aéroports avaient accueilli 135 millions de passagers soit le double de cette année.

« En début d’année, les chiffres des premiers mois laissaient présager une année de croissance pour le trafic aérien (+3.3% en janvier, +2.8% en février), mais à partir du mois de mars et la mise en place de mesures restrictives (confinement, fermeture des frontières, quarantaine, ...), le trafic s’effondre: -96.7% pour le deuxième trimestre, -68.8% au troisième trimestre et -76.8% au quatrième trimestre » a précisé l'Union des Aéroports Français lors d'une conférence de presse.

L'épidémie de Covid-19 a été le symbole d'une hystérie ambiante qui privilégie le tout sécuritaire et l'irrationnel au détriment d'une approche plus scientifique et sensée.

Le Covid a tué en moyenne des personnes âgées de 81 ans en France ce qui n'en fait pas une maladie qui touche tout le monde mais une maladie ciblant les plus faibles comme la grippe. Or pour la grippe, la protection a toujours visé la population ciblée et non l'ensemble de celle-ci.

Les aéroports des DOM-TOM ont bien résisté

Les Aéroports parisiens ont été les plus affectés par la crise avec une baisse de -69,4% contre -67,2% pour ceux de Province. Ce sont les aéroports d'Outre-mer qui ont le mieux résisté avec une baisse de seulement -50,5%. Ce sont les aéroports de Nouvelle-Calédonie qui ont enregistré la plus faible perte de passagers (-44.2%), suivis par les aéroports des Antilles (-48.9%) grâce notamment aux résultats de l’aéroport de Guadeloupe –Pôle Caraïbes (-49.0%) qui devient le 10ème aéroport français. Le trafic a chuté d’environ 49% en Polynésie française et en Guyane et de 57.9% pour les aéroports de l’Océan Indien.

De même que les aéroports de certains pays hors UE

En Europe, la baisse a été générale alors que presque tous les pays ont vu leur trafic de passagers baisser de plus de 70% (la moyenne est de -73%), hormis quelques rares exceptions comme la Norvège (-62,3%), la Biélorussie (-62,6%), l'Ukraine (-64,9%), la Bulgarie (-67%) ou la Russie (-48,1%). Ces derniers pays cités ont mis en place des mesures des restrictions bien moins strictes que dans l'UE (hormis la Norvège). Au niveau européen, le trafic est tombé au niveau de celui de 1995: les aéroports européens ont comptabilisé seulement 728 millions de passagers dans en 2020, contre 2.4 milliards en 2019 (-70.4%).

Les low-costs ont également plus souffert de la situation : le trafic low-cost a diminué de 70.0%, alors que le trafic des compagnies traditionnelles a diminué de 67.5%. Toutefois, le trafic low-cost continue de représenter un tiers du trafic passagers en France métropolitaine, et il continue de représenter près de 50% de trafic pour les grands aéroports régionaux et pour les aéroports régionaux.

Mais c'est surtout le trafic international qui s'est effondré avec une baisse de -72.5%, contre -56.5% pour le trafic domestique.

Le secteur s'oppose à la décision du gouvernement de supprimer des lignes domestiques

Cependant la résilience du trafic domestique n'est que temporaire alors que le gouvernement a demandé à AIr France de supprimer des lignes domestiques en échange de l'aide d'Etat nécessaire sous prétexte d'inciter à la baisse des émissions de CO2. Quatre lignes sont concernées par cette disposition législative dans sa rédaction actuelle -Bordeaux-Orly, Lyon-Orly, Nantes-Orly et Marseille Lyon-soit près d’un million de passagers par an dont plus de la moitié pour la seule liaison Bordeaux-Orly.

Or le problème est que le secteur de aviation participe fortement au développement économique des régions. Et à l'heure où la plupart des parisiens disent vouloir quitter Paris et où l'on cherche à développer l'ensemble du territoire, supprimer des liaisons domestiques semble peu logique.

Par ailleurs même si le train émet effectivement moins de CO2, son empreinte environnementale est très importante notamment lors de la construction des lignes à grande vitesse qui transforment sur de très longues distances l'environnement naturel. On a ainsi tort d'opposer l'avion au train (d'autant que la concurrence est nécessaire) alors que les deux sont utiles et de ne regarder que par le bout de la lorgnette l'impact sur le CO2 au lieu de prendre en compte l'impact global de chaque moyen de transport. L'Union des Aéroports Français s'est d'ailleurs opposée à cette mesure mise en place dans le cadre de la loi Climat. Selon l'UAF elle est en contradiction avec l’obligation de compensation des émissions de CO2 imposées à toutes les compagnies aériennes sur toutes les lignes domestiques et son caractère légal est incertain.

« L’article 20 du règlement européen 1008/2008 a été conçu afin de permettre aux Etats de faire face à des problèmes graves d’environnement présentant un caractère local et temporaire, ce qui n’est pas le cas des émissions de gaz à effet de serre. La volonté du législateur européen semble dès l’origine avoir été d’intervenir pour faciliter la résolution de problèmes environnementaux graves de nature temporaire et locale et non pas d’en faire un outil dans la lutte contre le changement climatique »explique l'UAF.

L’UAFet l’ACI EUROPE (Airport Council International EUROPE)ont  ainsi saisi la commission européenne sur ce tour de passe-passe juridique.

Ce n'est pas la première fois que des écologistes prennent des mesures idéologiques qui ne sont pas dans l'intérêt général. On peut citer notamment le fait de favoriser les éoliennes qui défigurent les paysages, sont difficilement recyclables et offrent des coûts au Kilowatt infiniment supérieur au nucléaire (la facture des français va grimper de ce fait sans raison) sans apporter d'avantage réel pour l'environnement au niveau global mais en fournissant une énergie inutile la majorité du temps car intermittente. Ainsi plus les éoliennes se développent et plus les émissions de CO2 le font car l'Etat est obligé d'acheter de l'électricité thermique pour compenser les périodes de non production des éoliennes.

On pourrait citer aussi le problème des panneaux solaires qui bien qu'intéressants d'un côté, sont également très néfastes pour l'environnement pour leur production mais aussi pour leur recyclage.

Plutôt que de favoriser l'idéologie nos gouvernant devraient être bien plus pragmatiques et analyser l'impact d'une solution dans son ensemble et pas uniquement au niveau d'un seul facteur comme les émissions de CO2 pour l'aviation.

Sans l'aviation aujourd'hui on ne pourrait mettre en placer un programme de vaccination rapide et mondial pour le Covid par exemple : transporterait-on les vaccins en train entre les continents? On ne voit pas comment les trains pourraient résoudre le problème. Supprimer des lignes domestiques c'est affaiblir le secteur aérien et affaiblir le secteur c'est mettre à mal la mondialisation mais aussi les échanges internationaux et le tourisme. Avec l'interdiction des voyages les français ont d'ailleurs pris conscience l'importance prépondérante des voyages dans leur vie comme le montre le dernier baromètre Opodo.

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