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Face au plane bashing les compagnies aériennes demandent à être mieux considérées au regard des immenses bénéfices qu'elles apportent à l'économie française et mondiale. Jean-François Dominiak le président du SCARA, en dit plus à Business Traveler France.

L'activité a repris après la pandémie dans le secteur aérien et pourtant rien de sera jamais comme avant. 

Le Covid a changé les cartes du jeu et a mis le secteur au bord au gouffre comme nous l'explique Jean-François Dominiak, président du SCARA qui regroupe de nombreuses compagnies aériennes françaises :  « la situation est difficile encore aujourd'hui pour les compagnies avec l'inflation, la hausse des coûts du carburant...Et avec l'augmentation de taux d'intérêts certains PGE octroyés durant Covid s'avèrent difficiles à rembourser. Parallèlement à cette hausse des charges, certains de nos adhérents ne peuvent augmenter leurs tarifs à cause de la concurrence ». 

Le SCARA souhaiterait donc que l'Etat prenne conscience de la situation critique du secteur et arrête d'ajouter taxe sur taxe aux compagnies aériennes. Il faut aider le secteur aérien à sortir de la crise. Pour cela le SCARA demande plusieurs actions dont l'annulation de la dette sur la taxe d’aéroport, de celle sur la couverture du déficit de la DGAC et de tenir compte de la situation économique de chaque compagnie pour le remboursement des PGE. 

Le SCARA demande aussi une vraie réflexion sur le secteur de la part de l'Etat, notamment sur l'empilement de taxes liées à la DGAC, aux aéroports ou au CO2: « la DGAC est financée par les transporteurs. Il n'est pas du ressort des transporteurs de renflouer les déficits de l'aviation civile lorsque le transport aérien est en baisse. Quant aux aéroports en situation de monopole c'est un modèle qui date des années 60. Quant aux services de sécurité même s'ils sont essentiels (contrôles des bagages, police aux frontières), ils doivent être financés par l'Etat . Et il faut avoir un service de contrôle efficace (NDLR : de nombreux voyageurs se plaignent des temps d'attente parfois très longs pour passer les contrôles de sécurité à Roissy). Nous rappelons régulièrement ces problèmes à la Commission Consultative Economique des Aéroports connue sous le nom de COCOECO ». Alors que l'activité des centres commerciaux représentent une part de plus en plus importante des revenus des aéroports, le SCARA demande une juste répartition avec les compagnies. « Les revenus des galeries marchandes vont directement dans les caisses des aéroports alors que dans les gares ces revenus sont partagés à 50/50 entre la SNCF et le gestionnaire ». 

Les compagnies aériennes : bouc émissaire comme les voitures

Enfin il serait temps que l'Etat reconnaisse l'importance du secteur aérien dans l'économie et arrête de les pointer du doigt notamment au niveau des émissions de CO2. « Sans les avions cargo des compagnies aériennes il n'y aurait pas eu de livraison rapide de masques en France (NDLR/ ni des vaccins Covid qui du fait de leur mode de conservation nécessitent un mode de transport rapide).  Dans le cadre de l'interdiction des vols si une alternative ferroviaire existe nous avons fait appel auprès de l'UE. Nous avons reçu un retour dans la semaine et l'UE, dans sa décision rendue au mois de décembre dernier, a limité à 3 ans cette règle (voir notre article https://www.businesstravel.fr/l-ue-tacle-la-france-sur-l-interdiction-des-vols-domestiques.html). Nous souhaitons que toutes les taxes écologiques soient supprimées quand nous compenserons l'intégralité de nos émissions soit d'ici 2026. Je tiens à rappeler que l'aérien est la seule industrie qui s'est engagée à la neutralité carbone en 2050 ». 

Au final, l'industrie aérienne et le secteur automobile pourraient se rejoindre pour demander à l'Etat d'arrêter de pointer uniquement du doigt le secteur des transports. Quand on voit la pollution de l'air à Paris, on se rend compte par exemple qu'à certains moments de l'hiver elle est due aux particules fines des centrales à charbon allemandes ou polonaises mais cela le gouvernement n'en parle pas comme le note Turbo ( voir aussi https://www.businesstravel.fr/le-choix-des-energies-renouvelables-en-allemagne-est-une-catastrophe.html).

A Paris, le chauffage et l'agriculture sont les principaux émetteurs de particules fines très nocives pour la santé

Contrairement aux idées reçues ce n'est pas les voitures qui émettent le plus de particules fines à Paris : elles représentent seulement 16% des émissions note Airparif.

Le chauffage représente ainsi un tiers des émissions de particules PM10 et PM 2.5, les plus dangereuses pour la santé, contre seulement 16% pour le trafic routier.

Quant aux véhicules Diesel récent ils sont peu émetteurs de particules fines désormais et ont un meilleur rendement que les véhicules essence. En les interdisant totalement comme à Paris prochainement, on met en place une politique bien trop restrictive et peu adaptée au progrès de la technologie ni au fait alors que la chauffage est la principale cause de pollution de particules PM10/2.5 avec l'agriculture (19%) Pourtant on en parle très peu et on interdit pas aux parisiens de se chauffer avec d'autres moyens que l'électricité. Alors pourquoi ce focus sur les transports ?

Par ailleurs, le gouvernement subventionne les poêles à bois dans le cadre de Prime Renov gros émetteurs de particules fines : où est la logique?

Pour en revenir à l'aérien, rappelons que le secteur aérien ne représente que 2% des émissions de CO2 à l'échelle mondiale et que renchérir le coût des voyages n'apportera pas de solution, sauf de priver les plus pauvres d'un moyen de transport indispensable.

En s'engageant à supprimer leurs émissions d'ici 2050, les compagnies aériennes vont très vite. Et le secteur a prouvé par le passé que les progrès technologiques étaient très rapides dans l'aéronautique. 
Le gouvernement devrait voir les compagnies comme des partenaires plutôt que de les critiquer sans cesse alors qu'elles apportent un bénéfice énorme au monde: en permettant aux gens de voyager, aux entreprises d'exporter des technologies clés comme on l'a vu durant le Covid, elle sont le nerf de l'économie nationale et mondiale et sont plus importantes que jamais...D'autant plus en cette période où certains cherchent à diviser le monde entre blocs...

  

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