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Singapour Airlines devait reprendre son activité à Paris en juillet prochain mais les mesures sanitaires encore en vigueur repoussent le retour à la normale à une date encore inconnue. Franklin Auber, le directeur marketing de la compagnie, nous donne un aperçu de ce qui attend les clients de la compagne.

Depuis le 16 mars, SIA a totalement interrompu son programme de vol en France, mais pas son activité. L'équipe commerciale a eu beaucoup de travail pour modifier les réservations  des vols annulés, trouver des solutions de rapatriement aux passagers bloqués en Asie Pacifique et rembourser les clients qui souhaitaient l'être : « nous avons supprimé les 7 à 10 vols effectués depuis le territoire français » explique Franklin Auber.

Le programme aérien qui faisait alterner des vols passagers en A380 l’été et Boeing 777-300ER l’hiver (de novembre à mars) a été totalement modifié pendant le confinement au profit de vols cargo.

La compagnie a notamment effectué des vols spéciaux vers l’Asie pour envoyer du matériel sanitaire et quelques exportations depuis la France vers Singapour pour répondre à la demande d’hôtels qui nécessitaient de « tous les produits du terroir français dont ils raffolent en Asie » plaisante Franklin Auber.

Ces quelques vols n’ont pas réduit l’impact de la crise sur la compagnie qui ne voit qui n'opère actuellement  des 145 avions de sa flotte (des trois filiales, Singapore Airlines, SlikAir et Scoot) : « nous fonctionnons avec 94% d’avions en moins qu’habituellement » précise-t-il.

Selon Franklin Auber, la compagnie ne peut prévoir pour le moment la date de reprise de ses vols vers la France.

L’avenir reste donc flou quant à la reprise de l’activité à cause des « contraintes sanitaires strictes qui ne permettent pas l’ouverture des frontières et rendent les vols longs courrier très difficiles à opérer. ».

Pour lui, la solution se cache peut-être dans l’autorisation des transits qui pourrait avantager la compagnie qui reprend son activité dans certaines villes européennes, comme Londres, Francfort, Zurich et s’apprête à réinvestir Amsterdam, Copenhague et Barcelone. A l'international la compagnie va relancer ses vols vers Adelaïde, Auckland, Brisbane, Cebu, Christchurch, Hong Kong, Medan, Melbourne et Osaka notamment. La liste complète des destinations que la compagnie dessert est visible ici.

Il est à noter que les voyageurs peuvent désormais transiter à nouveau par l'aéroport de Changi à SIngapour depuis le 2 juin dans des conditions très strictes et limitatives avec des procédures spéciales, pour par exemple, les passagers chinois, australiens ou néozelandais, pays avec lesquels Singapour a signé des accords bilatéraux.

« Cela fait partie de la stratégie de Singapour pour rouvrir progressivement le transport aérien pour répondre aux besoins de notre économie et de notre population, tout en garantissant des garanties suffisantes pour un voyage en toute sécurité », précise un communiqué de la Singapore Aviation Civil Authority (CAAS).

 

Quarantaine toujours en vigueur à Singapour

A Singapour, les procédures sanitaires persistent également et semblent sans fin.

Singapour n’a pas encore annoncé la fin de sa quatorzaine à l’arrivée pour les voyageurs et reste vigilante pour ne pas être victime d’une « troisième vague ».

Certaines négociations sont cependant à prévoir concernant le voyage des voyageurs d'affaires, notamment ceux du CAC40 très présents en Asie.

Nouvelles mesures de protection sanitaire pour les vols de Singapore AIrlines

Singapore Airlines s’engage elle à une prudence sans égal concernant les mesures sanitaires sur ses vols, et s’efforce de faciliter le voyage de ses passagers. « Nous avons entièrement repensé notre application mobile dans le but de favoriser la distanciation sociale, les clients sont appelés pour monter à bord et évitent les queues, les buffets des 1ères et business classes sont eux remplacés par des menus proposés sur l’application. Les passagers peuvent réaliser leur enregistrement sans aucun contact grâce à l'application et sont invités à embarquer de manière digitale » assure Franklin Auber.

Les clients se verront également offrir un kit sanitaire comportant un masque chirurgical, un gel antibactérien et des serviettes désinfectantes.

Pour rassurer les voyageurs, Franklin Auber rappelle que, à l’inverse de ce que l’on pourrait croire, l’avion est un moyen de transport particulièrement sûr face à la pandémie car les « flux d'aération du plafond vers le sol dans la cabine contribuent à limiter la propagation des virus et des bactéries et l’air y est rafraîchi toutes les trois minutes. La température des passagers est systématiquement vérifiée à l'embarquement et vous ne pouvez pas monter à bord si vous avez plus de 37,5 degrés. Les passagers comme l'équipage doivent porter un masque en permanence et l'air de la cabine est totalement régénérée toutes les 3 minutes via des filtres HEPA. La cabine et tous les objets touchés par le passagers sont systématiquement désinfectés de manière très approfondie entre chaque vol ».

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