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Selon une étude réalisée par l’école Toulouse School of Economics, Airbnb aurait moins d’impact que prévu sur l’activité de la plupart des hôtels, hormis ceux d'entrée de gamme.

L’étude de la Toulouse Scholl of Economics a été réalisée dans 14 villes et ses conclusions indiquent qu’Airbnb n’aurait pas un impact aussi fort que prévu sur l’activité des hôtels.

« Les voyageurs d’affaires et d’autres préfèrent encore les hôtels et les centre-ville. Les hôtels offrent des services importante comme le nettoyage des chambres et les concierges » estime Dina Coyle co-auteur de l’étude et professeur d’économie à l’université de Manchester.

L’étude pointe notamment «qu’ Airbnb réduit la demande pour les voyageurs ayant un petit budget ce qui permet aux hôtels de facturer leurs chambres plus chers à ce qui n’ont pas un budget réduit ». « Cela permet aux hôtels d’augmenter les tarif moyen des chambres. Une étude faite au Texas montre qu’Airbnb a plus affecté les hôtels d’entrée de gamme mais nous n’avons pas ce niveau de données pour les hôtels européens » estime l’étude.

Elle estime que l’évidence ne va pas dans le sens des arguments des hôteliers pour demander aux régulateurs d’agir pour empêcher Airbnb de se développer.

L’étude note que les régulateurs ne devraient pas s’attaquer à Airbnb pour favoriser les acteurs traditionnels mais plutôt s’attaquer à l’offre globale s’il y a surplus.

L’étude pointe par contre «le fait qu’Airbnb peut avoir un impact sur l’offre locative et que les régulateurs doivent surveiller l’offre et la demande locale ». « En 2015-2016, l’ofre Airbnb était relativement petite par rapport au marché total au Royaume-Uni ou en Allemagne mais nos résultats peuvent indiquer qu’au Royaume-Uni l’offre est si tendue que même une petite substitution du parc par les propriétaires de logements de long-terme vers du court-terme peut avoir un un impact significatif sur les loyers.


Toujours selon l’étude la plupart des hôtes Airbnb seraient des non professionnels qui utilisent la plate-forme comme source de revenus additionnels avec des gains de quelques milliers de dollars par an.

Au final plutôt que de critiquer Airbnb l’étude pointe aussi le fait que l’immobilier est trop régulé. « Dans de nombreuses villes, le marché immobilier est en état de dysfonctionnement. Il est trop régulé dans de nombreux domaines. Par exemple, il y a trop de nouveaux appartements qui sont bâtis du fait de restrictions et l’encadrement des loyers est contre-productif et parfois aussi pas assez régulé en terme de qualité des logements » estime Daniel Coyle. Le Tribunal Administratif de Paris a d’ailleurs annulé cette semaine l’encadrement des loyers à Paris. Il estime que ce dispositif d’encadrement des loyers ne pouvait être mis en œuvre dans la seule commune de Paris, mais aurait dû l’être dans les 412 communes de la région d’Ile-de-France comprises dans la “zone d’urbanisation continue” de l’agglomération parisienne.

Frédéric Verdavaine, DGA de Nexityet Président des activités de services aux particuliers, considère que la décision du tribunal va dans le bon sens : « l’encadrement des loyers est louable dans son objectif mais a abouti au retrait de nombreux biens du marché sans démontrer son efficacité. Cette situation nouvelle est une opportunité pour le Gouvernement de co-construire une solution durable avec les professionnels de l’immobilier et les bailleurs privés pour faire baisser les loyers avec efficacité et pragmatisme. »

Voir l'étude : Etude 2016 Airbnb Toulouse School of Economics.

 

  

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