Comme d’habitude le gouvernement tente de résoudre les problèmes qu’il a créé en augmentant les taxes, une mentalité issue des fonctionnaires et politiques issus de Sciences Po et l’ENA : taxer toujours plus les sociétés ou ceux qui travaillent.
La hausse de la taxe sur les billets d’avion en 2025 a engendré une baisse de la compétitivité du secteur aérien en France qui a des eu des performances très médiocres en 2025. A titre de comparaison la Suède a supprimé sa taxe sur les billets d’avion, le pays nordique étant dirigé par des politiques qui prônent la compétitivité au contraire des politiciens français de gauche comme de droite inspiré par l’étatisme. La baisse de la TSBA ne concernant que 26 liaisons domestiques soumises à une obligation de secteur public comme les lignes vers Aurillac, Brives, Le Puy.
Une baisse qui aura très peu d'impact sur la compétitivité du secteur car trop partielle
Elle a été mise en application depuis le 1er juin. Par contre le tarif réduit de TSBA pour les liaisons non soumises à obligation de service public (OSP) vers la Corse et l'Outre-mer, voté dans cette même loi de finances, n’est encore pas entré en application La SCARA s’est félicitée de cette décision même si elle ne résout pas le problème.
« Cette avancée partielle, obtenue par les actions du SCARA, constitue une reconnaissance du rôle joué par les compagnies aériennes dans la desserte des territoires les moins bien connectés. La FNAM de son côté « regrette toutefois que la Commission européenne n'ait pas validé à ce stade l'extension de ce tarif réduit aux liaisons de continuité territoriale entre la métropole et les territoires d'Outre-mer. La position de la FNAM reste inchangée quant à son souhait de voir le gouvernement français revenir de manière générale, à l'instar des décisions prises par des pays voisins comme la Suède et l'Allemagne, sur la hausse de la taxe sur les billets d'avions intervenue le 1er mars 2025 dernier ».
Cette hausse pénalise depuis son introduction l'attractivité du pays, son activité économique ainsi que l'ensemble des compagnies aériennes basées en France. La France a ainsi perdu en 2025 de l'ordre de 2% de croissance de son trafic aérien par rapport à la moyenne européenne». Le niveau du trafic aérien français reste inférieur de 2,2 % par rapport à 2019 contre une hausse de 6,6 % pour l’Union Européenne.
A titre d'exemple Roissy a perdu une place en 2025 dans le classement international et sa place devrait continuer de chuter en 2026 du fait de la perte d'attractivité du secteur aérien français.
Le constat avec l’Espagne est frappant alors que l’hôtellerie y est prise d’assaut et que les compagnies low-costs s’y développent très rapidement. En France, des compagnies comme Ryanair désertent les aéroports français à juste raison au regard de la mentalité écolo/bobo de certaines villes qui ne savent pas ce que veut dire compétitivité, bercés d’études idéologiques dans des écoles comme Sciences Po. Malheureusement on est train de voir les problèmes de la gestion politique française : le pays a désormais la dette la plus élevée d’Europe et un taux de dette sur PIB insoutenable. Face au déluge de taxes, le secteur privé est à la peine : la croissance n’a été que de 1 % au 1er trimestre 2026.
La baisse de la TSBA est loin d’être suffisante et elle devrait plutôt être abolie si l’on ne veut pas que le secteur aérien connaisse le même sort que le secteur automobile...
