L’Union Européenne est hors sol. Tellement hors sol que des députés se sont plaints récemment d’avoir à faire des pauses avec les nouvelles Mercedes électriques pour se rendre de Bruxelles à Strasbourg.
Mais il y a pire l’objectif de supprimer la commercialisation de véhicules thermiques en 2035 est totalement absurde et impossible techniquement. Pourquoi ? La raison en est simple. Nous avons parlé il y a quelques jours des problèmes de rentabilité des stations service. Mais il y a pire l’impossibilité pour le réseau actuel de fournir l’énergie nécessaire.
Aujourd’hui selon EDF le parc nucléaire comprend 57 réacteurs capables de fournir 61,6 GW.
Prenons l’exemple d’une Renault Zoé. Pour recharger sa batterie de 54kWh il lui faut 9H30. Et son chargeur de 6 kW est l’un des plus petits du marché. Si la moitié du parc était électrique sur 39 millions de véhicules cela représenterait 19,5 millions de véhicules. Si chaque voiture n’est rechargée qu’une nuit sur 2 ce qui est le cas le plus favorable mais peu probable, le parc consommerait alors 58 GW soit quasiment l’intégralité du parc nucléaire français.
Rappelons qu’une recharge de 6kW est très faible par rapport à la moyenne des véhicules électriques et de leur puissance.
A cela s’ajouterait alors la consommation du nouveau parc de pompes à chaleur qui ont été installées massivement ces dernières années. En hiver il y aurait une énorme pénurie et une pénurie régulière tout au long de l’année.
On voit donc que les politiques au pouvoir ont mis en place des règles suicidaires : soit ils ne se sont pas entourés d’ingénieurs ce qui est peu probable, soit ils veulent générer la pénurie d’énergie pour réduire le nombre de personnes utilisant des voitures ou pouvant se chauffer normalement.
Rappelons qu’EDF prévoit de construire seulement 6 nouveaux EPR qui auront une puissance de 1,670 MW chacun soit à peine 10 GW de plus.
Pas de quoi satisfaire à un parc automobile migré en grande partie à l’électrique. Rappelons pas ailleurs que sans le réseau nucléaire suédois ou français, l'Allemagne aurait connu des restrictions d'électricité jamais vues sur son réseau. Et pourtant l'UE n'a fait que critiquer l'énergie nucléaire et mis en avant le choix allemand basé sur le solaire et l'éolien...
En Allemagne l'électricité est parmi la plus chère d'Europe à 0,39 euros le kWH malgré 59% d'énergie produite avec l'éolien et le solaire soit un quart du total de l'UE. L'Allemagne doit se fournir massivement en gaz et en charbon l'hiver quand il n'y a pas de vent ni de soleil. Et dire que là encore l'UE voulait entraîner (et veut toujours d'ailleurs) tout l'Europe dans cette stratégie.
Certains constructeurs automobiles ont d'ailleurs commencé à critiquer publiquement les directives de l'UE. Même si l'UE a récemment autorisé une part limitée de véhicules thermiques ce geste reste bien insuffisant au regard des données scientifiques qui indiquent que la migration de tout voire même de la moitié du parc est impossible techniquement.
