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La Ministre des Transports a confirmé ce jour au parisien la construction de la ligne CDG Express, un projet contesté par certains dont la SCARA…

Selon le Parisien, le contrat de concession pour le CDG Express devrait être signé dans les prochains jours. Il est à noter que l’exécutif souhaite que la construction de cette ligne ne nuise pas eu RER B.

Grâce à la mise en service du CDG Express la desserte de Roissy via la route devrait atteindre 44% du marché contre 56% aujourd’hui.

La Ministre estime que les travaux du CDG Express seront favorables au RER B avec plus de 500 millions d’euros de travaux dont 343 millions pour la régénération des voies et 194 millions pour l’amélioration du RER B.

Valérie Pécresse la présidente de la région Ile-de-France a de son côté indiqué qu’elle « n’était pas convaincue de la capacité de SNCF Réseau de réaliser le projet CDG Express d’ici à 2024 sans dégrader les conditions de circulation des 1,6 millions de voyageurs de l’axe nord ». Elle restera « très vigilante sur les annonces de l’Etat début avril concernant le calendrier du projet CDG Express et les garanties que l’Etat apportera pour les usagers de la ligne B ».

Ces derniers mois le projet CDG Express diverses associations d’usagers ainsi que des opposants au projet ont réclamé la suspension du CDG Express. De son côté la SCARA qui regroupe les compagnies aériennes françaises avait plaidé pour le métro au lieu du CDG EXpress. Le SCARA a dénoncé cette semaine l'absence de concertation avec les compagnies aériennes (malgré sa demande d'audition par le Préfet de la région Ile-de-France dans le cadre de sa mission ) et la levée d'un nouvel impôt prélevé sur les passagers des compagnies aériennes pour financer le CDG Express.

« L'utilisation de la ligne 17 du métro (ligne automatique) pour faire passer des navettes « CDG-Express » sans investissement lourd supplémentaire, autre que des trains spécifiques à acquérir est une solution proposée par le SCARA mais qui n'a jamais été étudiée. Cette solution est pourtant plus efficace puisqu'elle s'inscrit dans le maillage du métro et de ses nombreuses possibilités de correspondances, contrairement au projet actuel. Elle permettrait aussi de mettre en œuvre la ligne 17 jusqu'à Roissy dès 2024, une ligne qui pourrait être empruntée aussi par les personnels travaillant sur la zone aéroportuaire » a déclaré la SCARA.

Alors que les travaux devaient commencer début 2019, la mobilisation des différents opposants au projet avait donné lieu au report du début des travaux.

Les critiques étaient justifiée par plusieurs raisons :

• La saturation des lignes de banlieue

Le projet empiète sur les lignes de banlieue déjà saturées. Certains comme la maire de Paris Anne Hidalgo et Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, s’opposent au projet. D’après elles, le projet ne garantit pas l’assurance d’une bonne qualité de service sur les lignes de banlieue notamment pendant la durée des travaux. Ils pourraient provoquer des perturbations sur le RER B, ligne lourdement empruntée au quotidien.

• Des travaux de grande ampleur

Les travaux que nécessitent un tel projet sont d’une ampleur considérable et viendraient perturber plusieurs réseaux de transports. Au nord de Paris, 500 projets sont prévus entre 2018 et 2024. Le Parisien explique : « Pour le train de l’aéroport, sont notamment prévus, dans un calendrier serré entre 2019 et 2023 : la création de trois ponts-rails à Mitry-Mory (77), d’un tunnel d’1,5 km sous les pistes à Roissy, le changement d’équipements ferroviaires (quais, rails, signalisation) à Drancy, Aulnay, Le Blanc-Mesnil (93), Villeparisis (77) ou au Bourget (93), de gros travaux de génie civil près des voies à Saint-Denis, le renouvellement de ponts et le franchissement de la porte de la Chapelle en viaduc… ». De plus, toujours selon Le Parisien, les constructeurs doutent de pouvoir terminer un tel chantier dans les délais impartis.

• Le coût

Beaucoup s’interrogent également sur la nécessité d’un tel projet quand des lignes desservent déjà l’aéroport. Un questionnement qui prend tout son sens au vu du coût du projet qui est évalué à 2 milliards d’euros.

De plus, selon le magazine les Echos, le gouvernement chercherait à financer le CDG Express en taxant un euro supplémentaire par billet d’avion. Cette taxe rapporterait à l’Etat entre 35 et 40 millions d’euros par an.

Des mesures dénoncées par plusieurs élus qui mettent en avant le prix déjà élevé du billet de ce CDG Express qui sera de 24 euros. Etant donné le coût du billet, certains mettent en avant un train « pour les riches » qui ne serait d’aucune utilité aux voyageurs du quotidien.

• Nuisance sonore

Autre facteur de polémique : l’environnement. Le maire PCF de Saint-Denis a souligné l’augmentation de nuisance sonore dans une ville déjà affectée par celles-ci. 76 rames supplémentaires devraient traverser chaque jour la Seine-Saint-Denis.

Qu’est-ce que le CDG Express ?

Le CDG Express est un projet qui doit permettre un accès plus rapide à l’aéroport Charles de Gaulles. Il devrait relier à la fin de l’année 2023, la gare de l’Est au Terminal Roissy 2. Les travaux devraient débuter en 2019. La SNCF et Paris aéroport sont chargés du projet.

Pour mener à bien la création de cette nouvelle desserte ferroviaire, la ligne nécessite la construction de 8 kilomètres de voies nouvelles. Elle empruntera 32 kilomètres de voie dont 24 existent déjà et sont utilisées par la ligne transilien K, le TER Paris-Laon et le RER B.

Si le délai est respecté, le CDG Express ferait son apparition en 2023 et devrait transporter jusqu’à 7 millions de passagers par an puis 7 à 8 millions en 2030 voire plus de 9 millions en 2050.

Le projet assure le confort des voyageurs et prévoit comme on peut le lire sur le site internet du CDG Express : « de grands espaces dédiés aux bagages, des informations sur les vols, des informations touristiques, un accès WI-FI, des prises de courant pour recharger portables et tablettes »

Quelles sont les motivations de ce projet ?

Tout d’abord, le projet vise à offrir un accès plus rapide et plus sécurisé à l’aéroport. Le trajet sera de 20 minutes contre 30 à 1 heure aujourd’hui en RER ou en taxi. De plus, un train de cette ligne à grande vitesse partira toutes les 15 minutes.

Le projet est aussi une réponse à la saturation des voies d’accès de l’aéroport qu’elles soient routières ou ferroviaires.

Il permettra également d’améliorer l’accès à Charles de Gaulles compte tenu la hausse de passagers attendus sur le trafic aérien alors que l'aéroport devrait passer de 65 millions de passagers en 2015 à 80 millions en 2025.

Ce futur mode de transport a aussi pour ambition de redorer l’image de l’aéroport notamment auprès des touristes étrangers. Une nécessité si l’on prend en compte que Paris accueillera les JO 2024 et va donc recevoir un nombre plus important de touristes qu’à la normale.

Le site officiel explique aussi vouloir « améliorer la compétitivité économique de Paris et de l’Ile-de-France ».

Crédit Photo : Emile Luider / La Company pour Aéroports de Paris SA

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