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Bertrand Piccard, le co-inventeur de Solar Impulse croit en un avenir électrique. Il vient de publier son livre Objectif Soleil qui raconte l'odyssée autour du monde de l'avion Solar Impulse...

Le monde change à une vitesse incroyable. Alors que Bertrand Piccard avait eu tous les malheurs du monde à réunir de l'argent pour financer son tour du monde en avion solaire, les esprits ont bien changé depuis.

« Les ingénieurs me disaient alors que ce projet n'était pas possible. Je croyais alors que j'étais dans le futur avec ce projet d'avion électrique mais ce n'était pas vrai. Les technologies actuelles ont permis de faire ce tour du monde. Nous vivons aujourd'hui dans le passé avec des technologies non efficientes qui datent de 150 ans. Je veux faire passer un message: aujourd'hui on peut faire mieux et plus vite » estime Bertrand Piccard.

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«Mais pour convaincre le plus grand monde il faut montrer l'intérêt de énergies renouvelables, montrer qu'elles sont plus efficientes. C'est en montrant aux sociétés qu'elles peuvent faire des économies, qen réduisant leur consommation d'énergie, de matières premières que nous pouvons convaincre » ajoute-t-il.

Après Solar Impulse, le nouveau projet de Bertrand Piccard, l'Alliance Mondiale pour des solutions efficientes vise à présenter aux politiques de ce monde 100 solutions pour l'environnement lors de la COP24 qui aura lieu à Katowice en Pologne en 2018.

« C'est extraordinaire de voir la somme des solutions possibles aujourd'hui. Malheureusement elles n'arrivent pas sur le marché car l'innovation doit être tirée par les industriels, les décideurs politiques. Nous voulons donner les moyens pour agir mieux » explique-t-il.

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Alors que les Etats-Unis et la Chine développent à marche forcée des voitures électriques l'Europe est encore à la traine dans ce domaine même si depuis quelques années les fabricants d'automobiles historiques s'intéressent au marché. « L'ancien monde tente de résister le plus longtemps possible. Mais les politiques doivent accompagner les sociétés dans leur transition vers ces nouvelles solutions même si l'on constate que la première voiture électrique n'a pas été fabriquée par un constructeur automobile » déclare-t-il.

Aujourd'hui la part de marché des véhicules électrique reste faible dans le monde mais Bloomberg prévoit que 35% des nouvelles voitures seront électriques en 2040.

Pour 2020, les analyses varient énormément : Deutsche Bank est la plus optimiste avec une prévision de 11% des ventes contre 10% pour PwC, 5% pour Boston Consulting, 3% pour Deloitte et 1% pour l'US Energy Information Administration.

Le monde aérien se prépare également à l'ère des énergies renouvelables.  Airbus vient d'annoncer récemment le développement d'un prototype d'avion électrique hybride l'E-Fan X avec Siemens et Rolls Royce. Bertrand Piccard prévoit pour sa part qu'un avion commercial de moins de 50 places verra le jour d'ici 10 ans.

« Il ne faut pas croire que les moteurs électriques ne seront pas utilisés que dans le secteur automobile. Dans l'industrie la société ABB développe des moteurs électriques qui sont de plus en plus populaires car plus efficaces que les moteurs thermiques. Les capitaux aujourd'hui se dirigent vers les énergies renouvelables. Et pour encourager le vieux monde à migrer vers ces nouveau monde il faut parler le langage industriel, montrer que ces solutions sont plus efficientes. Je pense de mon côté qu'il faut généraliser la taxe carbone pour financer de nouveaux projets. Dans le monde aérien elle pèse très peu sur le prix d'un billet d'avion mais incite au changement. Je constate que les choses bougent avec des technologies comme Hyperloop ou les voitures électriques autonomes, en libre-service. Ce mode de partage des véhicules apporte de nombreux avantages : elle permet de répartir le capital nécessaire à l'achat d'une voiture sur de nombreux individus » estime Bertrand Piccard.

En attendant que l'industrie européenne prenne conscience de ces enjeux collossaux, Tesla a construit la plus grande usine de production de batteries électriques au monde en Californie et la Chine a décidé de mettre en place des quotas de voitures électriques/hybrides.

« Les progrès de la Chine sont rapides. Si les européens ne veulent pas être submergés par les constructeurs chinois, ils doivent réagir. Je pense qu'aujourd'hui le cadre légal doit favoriser le changement » assure Bertrand Piccard.

Un ami de la rédaction de Business Traveller de retour de Chine m'a confié qu'il avait été étonné du nombre de bus électriques en circulation dans certaines villes chinoises.

La Chine prévoit d'imposer à tous les constructeurs de plus de 30000 voitures des quotas minimum de 12% de véhicules électriques/hybrides/pile à combustible en 2020. L'Inde est même encore plsu ambitieuse avec l'objectif d'électrifier 100% du parc automobile d'ici 2030.

A Paris, la RATP prévoit de son côté un parc de Bus 100% électriques et biogaz d'ici 2025. Sauf que de grandes divergences existent entre le plan RATP qui prévoit 80% de bus électriques et 20% de bus au biogaz et certains qui estiment que la proportion sera inversée du fait du manque de maturité de la filière électrique française.

Selon les chiffres de la RATP présentés en mai 2017, la régie de transport possède aujourd'hui 4500 bus dont 95% fonctionnent au diesel.

D'ici à fin 2018, 6 lignes RATP seront équipés de bus électriques ce qui est encore peu.

« Quand on vole, on se rend compte qu'il n'y a pas de frontières. Les astronautes/cosmonautes, les pilotes, tout le monde constate que la terre est belle. Mais ce n'est pas suffisant. Il faut agir. C'est en montrant les avantages économiques de la migration vers les nouvelles énergies que nous convaincrons » conclut Bertrand Piccard.

L'avenir de l'énergie solaire semble en tous les cas radieux alors que le prix des cellules tend à chuter. Ce marché connait une croissance similaire à celle des microprocesseurs grâce à la loi de Moore (le nombre de transistor double tous les 2 ans).

La loi de Swanson dans le monde du solaire est différente même si elle permet également une amélioration constante du rapport performance/prix .

Selon la loi de Swanson, le prix d'une cellule photovoltaïque tend à chuter de 20% quand la production double. Un watt produit par cellule photovoltaïque coutait 76,67$ en 1977 contre 0,36$ en 2014. Si la tendance se poursuit, l'énergie électrique pourrait être l'une des moins chère jamais imaginée par l'homme avec la promesse d'une baisse de prix quasi illimitée...Il est à noter que le potentiel solaire est très important au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans certaines régions des Andes.

www.solarimpulse.com

NB : Bertrand Piccard vient de publier un livre qui raconte les coulisses de son incroyable odyssée en avion électrique autour du monde, Objectif Soleil. Vous y apprendrez les dessous de ce rêve dont nombreux était ceux qui pensaient qu'il était irréalisable…

Objectif Soleil, éditions Stock 22€.

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