Waymo est actuellement présent dans une dizaine de villes aux Etats-Unis et pour le moment la société avait été très discrète sur ses projets en Europe mais cela ne va pas durer. La société teste actuellement ses robotaxis à Londres dans une zone de 260 km2 et vise à avoir un service opérationnel d’ici la fin de l’année. Elle utilise pour ces tests des Jaguar I-Pace.
Parallèlement la société a ouvert une entreprise en Allemagne en juin à Munich avec pour objectif de lancer des services de voitures autonomes.
L’entreprise viserait à lancer des taxis autonomes à Berlin et Munich.
Comme au Royaume-Uni, l’Allemagne dispose d’un cadre réglementaire adapté pour les voitures autonomes. Un véhicule autonome de niveau 4 peut circuler sur la voie publique.
Les villes européennes posent des problèmes plus complexes que les vielles américaines avec leurs rues étroites et bien plus de cyclistes ou piétons d'où des tests nécessaires à grande échelle et sur une longue durée.
Waymo n’est pas la seule société américaine à parier sur les véhicules autonomes. Uber va lancer des taxis autonomes à Madrid et Londres cette année en partenariat avec Wayve.
De son côté le géant chinois Baidu compte également tester ses robotaxis cette année à Londres pour un lancement en 2026 avec Lyft comme partenaire. Encore en rodage, les robotaxis vont progresser à mesure que l’intelligence artificielles et les systèmes de capteurs s’améliorent. Comme pour les systèmes de traduction, les progrès technologiques ont été exponentiels ces dernières années.
La France contrairement au Royaume-Uni ou à l’Allemagne ne propose encore aujourd’hui une législation adaptée aux robotaxis. Il est amusant de voir que l’UE encore dans ce domaine n’a pas aidé.
La principale société européenne est Wayve originaire du Royaume-Uni. La croate. La petit société Verne est la seule à avoir des services opérationnels très limités en Croatie. Quant à MOIA la filiale de Volkswagen, elle teste ses voitures autonomes à Berlin. Les opérateurs européens se positionnent de plus comme des intégrateurs mais ne développent pas les technologies clés au contraire des acteurs chinois ou américains, accusant un retard technologique certain. Le Royaume-Uni qui a quitté l’UE dispose d’un acteur majeur dans ce domaine au contraire de la France dont l’industrie automobile est laminée par les décisions de l’UE. Renault va supprimer 800 postes d’ingénieurs sur 5 500.
