Partagez cet article :

Suite aux sanctions de l’Europe et des Etats-Unis, la Russie étudierait l’interdiction du survol de la Sibérie pour les compagnies européennes...

siberie-lac-baikal

Les autorités russes étudieraient l’interdiction du survol de la Sibérie pour les compagnies aériennes européennes en réponse aux sanctions, ce qui pourrait avoir un impact important pour le commerce entre l’Europe et les marchés asiatiques.

Ce jeudi 7 août Dmitri Medvedev, le Premier Ministre russe a confirmé qu'il étudiait cette option : «Bien sûr, il s'agit d'une mesure grave. Nous devons toutefois y réfléchir» (voir http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/la-russie-menace-d-interdire-le-survol-de-son-territoire_1564689.html).

La Russie en a-t-elle le droit? Oui car comme Business Traveller l’a mentionné par le passé l’Union Soviétique n’a jamais signé le traité Freedom of Air de l’ICAO signé à Chicago à la fin de la seconde guerre mondiale.

La Russie a donc le droit d’interdire le survol de la Sibérie et peut aussi demander d’importantes royalties aux compagnies étrangères : elle retire ainsi environ 300 millions de dollars chaque année de ces droits.

Jusque dans les années 90, l’Union Soviétique et plus tard la Russie ont banni les compagnies étrangères du survol de leur territoire.

Les avions devaient passer par la route de la soie ou via Anchorage en Alaska. Certaines compagnies ne passent pas par la Russie pour se rendre en Europe comme Eva Air ou Philippine Airlines.

Certains de nos lecteurs se souviennent de vols vers la Chine qui prenaient 20 heures, soit le double de la durée actuelle.

Ils se souviennent également que la plupart des vols entre l’Europe et Tokyo ou Séoul passaient via Anchorage soit 18 heures de vol.

Si cette décision était prise cela signifierait un accroissement des coûts (carburant, équipage, utilisation de l’avion) et mettrait à mal le trafic entre l’Europe et l’Asie et vice-versa qui n’existait pas à l’époque soviétique.

Par ailleurs, la route de la soie est très encombrée.

Pourrait-elle supporter plus de vols? Et la route par Anchorage est très longue: les vols directs entre l’Europe et l’Extrême-Orient pourraient ne plus être possibles.

En résumé, l’Europe ne serait plus aussi proche de l’Asie qu’aujourd’hui...pour les compagnies européennes.

Car les compagnies aériennes asiatiques dont les compagnies japonaises et chinoises seraient les grandes bénéficiaires d'une telle mesure.

Au contraire AIr France-KLM, Lufthansa, British Airways ou Finnair seraient parmi les grandes perdantes.

Le surcoût par vol pour éviter la Sibérie pourrait atteindre 30000 dollars selon des estimations réalisées par les banques Merryl Lynch, Bank of America.

Il est à noter que la compagnie low-cost russe Dorbolet a du annuler ses vols ces derniers jours suite aux sanctions occidentales (voir http://www.businesstravel.fr/dobrolet-met-a-terre-ses-avions-suite-aux-sanctions.html).

Par ailleurs 5 agences de voyage russe ont fait faillite ces derniers jours suite aux sanctions laissant des milliers de voyageurs russes bloqués à l'étranger ou avec des problèmes de retour (voir http://www.lefigaro.fr/societes/2014/08/05/20005-20140805ARTFIG00153-les-sanctions-contre-la-russie-bloquent-a-l-etranger-50000-touristes-russes.php).

Au final au jeu des sanctions toutes les parties sont perdantes...

Partager cet article sur Facebook, Twitter ou Linkedin en cliquant sur les icônes ci-dessous:

Submit to FacebookSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

DISCUTEZ DE CET ARTICLE : CLIQUEZ ICI POUR CREER UN SUJET DANS LE FORUM

(En donnant votre avis vous apportez une valeur ajoutée à notre contenu. Nous tenons à signaler que les messages sont modérés et que les messages comprenant de fausses adresses email seront rejetés ainsi que ceux non respectueux.)

  

NEWSLETTER

Cet article, ce site vous a plu? Recevez chaque semaine les news de Business Traveler France : actualités, reportages, tests, ...

 

Aller en haut