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Au Japon, les contrats sont souvent signés en soirée durant la tournée des bars ou lors des séances de karaoké.... Richard Smart révèle comment trouver votre chemin vers le succès...

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A Tokyo, les affaires débutent dans les bureaux et se terminent avec une gueule de bois. Les cadres étrangers visitant la capitale sont souvent censés sortir pour manger et  boire avec leurs clients une fois que les réunions sont terminées.

Et rien ne crée mieux une opportunité que quelques cruches de bière : alors voici quelques conseils.

Au risque d'énoncer une évidence, le Japon est différent.

Les étrangers ne sont pas toujours considérés comme ils le souhaiteraient : All Nippon Airways a récemment provoqué une polémique en caricaturant les étrangers censés avoir de grands nez et être blonds.

Est-ce raciste? Probablement pas, mais le fait est, que les normes internationales et les attitudes japonaises sont parfois différentes, et il est de votre devoir de vous adapter à la culture locale.

En tant que client, il y a peu de choses à faire.

Soyez aimable, et l’on prendra soin de vous.

Il y a cependant plusieurs façons de faire une meilleure impression, en vous adaptant à la culture du pays.

Lonny Chick, un Américain qui a travaillé dans l'industrie automobile japonaise depuis 15 ans, conseille de: «porter des costumes noir, gris ou bleu marine, avec des chemises blanches ou bleues.»

Comment se distinguer alors? «Avec la cravate adéquate, vous pouvez montrer une touche d’originalité» assure-t-il.

La société n'est pas aussi stricte que par le passé, mais une attention particulière est portée à la présentation et aux mœurs.

Vous allez être jugé, à un certain degré.

Dans de nombreux izakya (pubs), les chaussures doivent rester à la porte, et vous boirez en chaussettes.

Elles ont des trous? Préparez-vous à des froncements de sourcils de la part de vos nouveaux amis!

Les évaluations commencent dans les salles de réunion et se terminent dans les bars.

Si vous devez rencontrer de nouvelles personnes, ayez des cartes de visite à disposition, donnez-les et acceptez-les des deux mains, puis placez-les en face de vous sur la table après les avoir lues attentivement.

Si vous ne savez pas comment utiliser des baguettes, apprenez!

On pourra vous féliciter quant àvos compétences.

Lors de la conversation, évitez la politique et la religion (comme en France d’ailleurs), et ne parlez pas de la guerre.

Pour engager la discussion, sauvegardez les images de votre foyer, de votre vie au pays sur votre smartphone et montrez-les à vos convives.

Beaucoup de japonais sont surpris par la taille des maisons dans d'autres pays et sont intéressés par les modes de vie des étrangers.

Même si les boissons sont terminées, vous serez souvent poussés à continuer.

Au Japon, les nijikai (deuxième partie) et sanjikai (troisième) sont communes.

Et, alors que la nuit s'avance, les lieux peuvent devenir exotiques.

Souvent, il s'agit simplement de se retrouver dans un petit bar, rempli de fumée qui joue, par exemple, du métal des années 80 ou un jazz obscur...

Cependant, parfois, la nuit peut réveler d’autres surprises comme un karaoké ou les Kyabakura (les cabarets), destinations finales des groupes exclusivement masculins.

Ces lieux inoffensifs, où des hôtesses racontent aux hommes qu'ils sont cools pour gagner des commissions en fonction des boissons vendues, peuvent néanmoins causer des problèmes.

Un simple «J’ai le Jet Lag» est souvent accepté comme excuse pour s'échapper.

Si vous devez vous y rendre, assurez-vous que vous êtes accompagné par des Japonais.

Les histoires d’étrangers bousculés dans les bars à hôtesses et autres sont courants.

Le domaine privilégié pour ces manigances est le quartier rouge de Kabukicho, près de la gare de Shinjuku.

Né des marchés noirs qui ont permis aux résidents de survivre dans la période d'après-guerre, il est un labyrinthe de bars de mahjong (un jeu de société où l’on parie de l’argent) et d'autres entreprises plus douteuses.

Les légendes sur le salaryman japonais sont souvent exagérées.

Cependant, certains se retrouvent dans un tel état qu'ils sont inconscients à la fin de la nuit. En tant que client, vous avez une responsabilité.

«Ne jamais être plus ivre que le client ou partenaire potentiel», dit Chick.

Comme l’ambiance commence à se détendre, proposez de payer, mais vous ne le fezrez sans doute pas car la note est généralement prise en charge par les entreprises japonaises.

Attendez-vous à une expérience surréaliste, mais ne vous inquiétez pas des ragots du lendemain : au Japon, personne ne mentionne ce qui s'est passé la veille, car cela est impoli.

CINQ YZAKAYA A TOKYO:

Tokyo abrite de nombreux restaurants étoilés, mais cela ne signifie pas que vous devez faire sauter la banque pour gouter à de la grande cuisine.

La nuit, les travailleurs de la ville se rendent dans les izakayas pour boire de la bière et bien manger : ces restaurants japonais sont l'équivalent des bonnes brasseries françaises ou des pubs britanniques.

Kaikaya : Niché dans une ruelle de Shibuya, Kaikaya est connu pour son poisson de qualité.

Son propriétaire Teruyuki Tange achète les poissons chaque jour dans la baie de Sagami.

Sa philosophie, vise à  respecter les eaux et la nourriture qu'il sert, se reflète dans le décor en hommage aux pêcheurs.Le menu , comprend cinq ou six plats et coûte un peu plus de ¥ 5,000 (£ 28). Envie d'aventure? Le sashimi de fugu (tranches de poisson cru, j'espère non toxique) est servi avec du piment, des radis et une sauce ponzu.23-7 Maruyama-cho, Shibuya; www.kaikaya.com

Gonpachi : Connu comme le restaurant Kill Bill, la légende veut que le réalisateur japonais Takashi Miike ait emmené Quentin Tarantino ici, qui leur a inspiré le restaurant qui apparaît à la fin de son film.

Bien que le Gonpachi se définisse comme un restaurant de soba (nouilles) restaurant, la bière coule en grandes quantités, et les tempura et yakitori (brochettes de poulet) sortent des cuisines beaucoup plus souvent que les nouilles.

Attendez-vous à payer environ ¥, 5000 (28 £) pour un repas décent, y compris les boissons.1F, 2F 13/01/11 Nishiazabu, Minato; www.gonpachi.jp

Ebisu Yokocho : Comme la déflation a saisi le Japon au milieu des années 2000, les gens sortaient moins. Ebisu Yokocho est arrivé avec une nouvelle solution : regrouper beaucoup de restaurants sous un même toit et travailler ensemble à attirer les clients.

Yokocho séduit un public branché, attiré par le grand nombre de chefs.Vous êtes à un étal de viande et vous voulez du poisson? Demandez à la serveuse et elle ira le chercher pour vous. Les plats vont de bœuf haut de gamme (11 sur ¥ 2,000 / £) aux aliments frits (¥ 400 / £ 2 par article).1-7-4 Ebisu, Shibuya; www.Ebisu-yokocho.com

Uokin Honten: C'est le meilleur endroit pour manger à Shimbashi. Le menu est axé sur les poissons, avec sept types de sashimi pour ¥ 1,300 (£ 7)une bonne affaire, bien que le restaurant propose grillades, fritures et tempura...(Évitez le shirako si vous êtes un peu conservateur :  c’est sperme de poisson). Vous pourrez y boire de la bière Kirin et la marque locale Ozeno Yukidoke et le menu est généreux.La nourriture de bon niveau à un prix raisonnable le rend populaire auprès des salarymen, mais l'ambiance tapageuse est plus adaptée pour faire la fête  que pour discuter
Daini Fuji bâtiment, 3-18-3, Shimbashi; www.uokingroup.jp

Toriyoshi : Ce restaurant est l’un de ces lieux qui vous donne l’impression d’avoir remonté dans le temps. Toriyoshi est spécialisé dans les brochettes yakitori. L’intérieur est décoré de bois et les prix abordables permettent de commander tout ce que vous souhaitez...Les ailes de poulet frit (3 ¥ 500 / £) volent de la cuisine toute la nuit. Les brochettes coûtent environ ¥ 200 (£ 1), tandis que la Kirin Brau Meister se vend à ¥ 600 (£ 3,50). Si avez du mal avec le menu le menu, regarder à la table à côté de vous :  c'est l'un des endroits les plus accueillants de la ville.1-21-1 Minamicho, Kichijoji; www.sfpdining.jp/ Toriyoshi-shoten

L’HEURE DU KARAOKE : les bars à karaoké offrent généralement les boissons gratuites pendant une heure, avec des extensions de 30 minutes par la suite.

Tous disposent d'instruments de musique tels que les tambourins, guitares...sur demande.

Voici quatre bons karaoké, avec des dizaines de milliers de chansons en anglais, dans les quartiers d'affaires de Tokyo.

Karaoke Kan : si vous avez vu le film Lost in Translation, qui suit un homme d'affaires occidental (Bill Murray) à Tokyo, vous reconnaitrez les salles 601 et 602. Attendez-vous à payer environ ¥ 2,500 (£ 14) par heure pour une salle, mais avisez les rabatteurs dehors qui proposent des réductions pour les jours les plus tranquiles.
30-8 Udagawa; www.karaokekan.jp

Big Echo : Big Echo gère plus de 100 karaokés  à Tokyo :  celui-ci, entre la gare de Shimbashi et l'entrée de Ginza, offre des salles pour des groupes de deux à 30 personnes si est assez grand pour garantir de la place tous les soirs de la semaine.

L’heure débute à ¥ 1,600 (£ 9) par heure (boissons illimitées), et les guitares sont disponibles sur demande.Miami Shimbashi bâtiment 1-12-5; http://big-echo.jp/

Pasela : ce lieu de Roppongi offre un espace karaoké et permet de dîner dans un cadre balinais...en quelque sorte. Le décor indonésien n'est pas particulièrement authentique, mais est unique en son genre: à la adapté par Tokyo.Il s'adresse aux plus grands groupes. L’heure débute à ¥ 4500 (26 £), avec les boissons. Avec 800 000 chansons proposées, la nuit passera vite...5-16-3 Roppongi; www.pasela.co.jp

Karaoké Non Tetsujin : faisant partie de Shinjuku Ward de la ville, Kabukicho est connu pour ses bars à hôtesses, mais beaucoup de gens ont en tête des idées plus mélodieuses. Le Karaoké Non Tetsujin dispose de salles pour six à 30 personnes, et l’heure débute à ¥ 1,900 (£ 11) dans la soirée.Daini Toa bâtiment 1-21-1 Kabukicho; www.karatetsu.com

QUE CHANTER?

Pour les débutants: ces trois chansons sont bonnes pour réchauffer votre public japonais, et faciles au niveau des cordes vocales.

Ob-La-Di, Ob-La-Da - The Beatles ou n'importe quel autre chanson des Beatles vraiment.

Si le public se joint à vous, Hey Jude est une bonne option.

Hungry Like the Wolf - Duran Duran : évocatrice des années 1980, cette chanson peut être populaire parmi les hommes d'affaires japonais.

M. Roboto - Styx : le chœur comprend "Domo Arigato Mr Roboto" ("Merci beaucoup Mr Robot") et a souvent engendré perplexité et enthousiasme au Japon.

Pour les chanteurs plus avancés jusqu'au bout de la nuit: une autre heure a débuté. Mr Tanaka-san serre son verre, sa cravate enroulée autour de sa tête. Il est temps pour les chanteurs plus téméraires de montrer leurs talents...

Bohemian Rhapsody - Queen : une chanson qui nécessite les efforts des autres, mais qui peut être le point culminant de la soirée...

Sukiyaki - Kyu Sakamoto : vous aurez besoin de quelques japonais pour la chanter. Elle est devenue un hit mondial lors de sa sortie en 1963 et tout le monde connaît les paroles.

Si vous la chantez bien, vous émerveillerez vos auditeurs!

My Way - Frank Sinatra : elle est idéale pour terminerune nuit. Tout le monde la connait et elle est facile à chanter...mal!

I can't help falling in love with you - Elvis Presley: au cas où vous ayez rencontré l'âme soeur au cours de la soirée!

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