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Londres au Royaume-Uni

Le gouvernement britannique va obliger les voyageurs arrivant au Royaume-Uni par avion à se mettre en quarantaine pendant une période de deux semaines. Les citoyens français seront exemptés de cette mesure...

Le SCARA vient de publier un communiqué ce jour demandant la mise en place d'un fonds d'urgence d'un milliard d'euros pour aider les compagnies aériennes françaises hors Groupe Air France

Nous publions ci-desous l'ensemble du communiqué: «l'État vient d'annoncer son soutien massif en faveur du groupe Air France pour un montant historique de 7 milliards d'euros, soit près de 45% du chiffre d'affaires annuel de la compagnie (hors KLM).

Cette aide massive permettra à Air France non seulement de faire face à la crise COVID-19, mais aussi d'honorer ses commandes d'avions nouveaux. Elle lui permettra aussi de restructurer son réseau aérien court/moyen-courrier pour affronter la concurrence étrangère qui sera encore plus vive au sortir de la crise.

Le SCARA pose donc une question simple à l'État : pourquoi Air France est-elle la seule compagnie française à bénéficier d'un tel soutien ?

Le chiffre d'affaires global des autres compagnies aériennes françaises représente environ 15% de celui d'Air France.

Ces compagnies aériennes rencontrent les mêmes difficultés qu'Air France et sont tout aussi soucieuses de renouveler leurs flottes pour améliorer leur compétitivité et participer à la transition écologique.

Le SCARA demande donc qu'un fonds d'un montant d'un milliard d'euros, proportionnel à ce qu'Air France a obtenu de l'État, soit mis en place en urgence pour aider les compagnies aériennes françaises n'appartenant pas au groupe Air France à faire face à la crise actuelle et à préparer leur avenir.

Le SCARA regroupe 47% des compagnies aériennes françaises, basées en Métropole et dans les territoires ultra-marins ainsi que des sociétés d'assistance aéroportuaire et de formation. 

Le transport aérien est gravement touché par l'épidémie et ce qui est prire c'est que cet impact risque d'être durable.

En France les vols internationaux ne reprendront pas sans doute massivement avant quelques mois du fait de la fermeture des frontières jusqu'en septembre et de la réouverture très progressive des frontirèes de nombreux pays.

Le syndicat des pilotes de lignes SNPL appelle ainsi le gouvernement à ne pas se tromper de combat en conditionnant des aides à des engagements climatiques alors que le scteur est trè durement frappé.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué du SNPL diffusé hier:

«Les entreprises du transport aérien, partout dans le monde, sont touchées en plein cœur par la crise sanitaire du COVID 19, contraintes de laisser à terre une immense partie de leurs flottes d’avions.

L’effondrement du trafic occasionné par le confinement des populations dans le monde entier est sans précédent. L’impact économique est tel que la survie de nombre de compagnies aériennes est menacée à très court terme, et que des centaines de milliers d’emplois dans le monde sont en danger.

Et quelle musique entend-on aujourd’hui en France face au drame humain en train de se jouer ?

Des réticences à intervenir, des exigences de conditionnement de l’aide à l’amélioration des performances écologiques ; des pressions de groupes d’influence environnementaux sur les députés lors du vote du projet de loi de finance rectificative 2020 ; un Haut Conseil du Climat qui publie un rapport ouvertement hostile au transport aérien, sans daigner prendre un pas de recul.

Les compagnies aériennes ont été reconnues pendant cette crise comme indispensables au bon fonctionnement de la Nation, elles ont – et pour une très large part Air France – assuré le rapatriement des ressortissants français bloqués à l’étranger. Air France a également mis en place un véritable pont aérien entre la Chine et la France pour approvisionner le pays en matériel médical et équipements de protection de la population. Les personnels navigants et les pilotes en particulier ont assuré ces missions au péril de leur santé et de celle de leurs proches. Il est particulièrement choquant que le remerciement envisagé par certains soit de détruire cette industrie en jetant à la rue les milliers de personnes qui ont contribué largement à l’effort national pendant cette crise. Le Syndicat National des Pilotes de Ligne dénonce l’indécence de tels positionnements.

On parle aujourd’hui de plans de sauvetage : l’image est particulièrement adaptée, c’est bien d’urgence vitale dont il s’agit.

Concentrons-nous aujourd’hui sur le sauvetage ! Sauvons les dizaines de milliers d’emplois en jeu en France, donnons-nous les moyens de construire l’avenir une fois sains et saufs sur la rive.

Le SNPL France ALPA rappelle par ailleurs que le transport aérien n’a pas attendu le COVID 19 pour se consacrer pleinement au sujet de la transition écologique.

Il a été pris à bras le corps par l’ensemble des acteurs bien avant que l’urgence écologique ne soit devenue une réalité quotidienne.

Constructeurs, motoristes, compagnies aériennes, équipementiers, pilotes, régulateurs, tous participent au quotidien à diminuer l’empreinte écologique d’une activité à l’origine de 3% de la pollution mondiale, dans le contexte de croissance ininterrompue du transport aérien des dernières décennies.

Le SNPL France ALPA appelle, dans la situation particulièrement difficile occasionnée par la crise du COVID 19, à ne pas céder à la facilité consistant à désigner des boucs émissaires : ne pas perdre de vue le sens des priorités et des urgences, nous permettra, sur des bases consolidées, de collectivement relever le défi climatique».

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Le SETO a recommandé à ses membres tour-opérateurs de reporter leurs voyages après le 29 mai.

Voici le communiqué qui a été diffusé  par le SETO :

«Compte tenu de l’évolution de la crise sanitaire et des derniers développements et décisions en matière de restriction de voyages, le SETO (Syndicat des Entreprises du Tour Operating), s’est à nouveau réuni avec les principaux tour-opérateurs (TO) opérant sur le marché français.

A l’issue de cette réunion, le SETO recommande à ses membres les dispositions suivantes pour les clients ayant réservé un voyage à forfait

• Compte tenu de la situation sanitaire (covid-19) et des circonstances inévitables et exceptionnelles qui imposent des restrictions de voyage, tous les départs jusqu’au vendredi 29 mai 2020 inclus sont reportés. Cette disposition peut être adaptée en fonction des contraintes des compagnies maritimes et fluviales mais également en fonction des possibilités de réouvertures de destinations suite à l’annonce de la fin du confinement en France.
• Pour les voyages concernés, les tour-opérateurs en informent leurs clients dans les meilleurs délais.
• Les tour-opérateurs se tiennent à la disposition de leurs clients et des agences de voyages pour répondre à leurs interrogations.

Bien évidemment, ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l’évolution de la situation et dans un souci de l’intérêt de la clientèle, des agences de voyage et des tour- opérateurs».

«Les compagnies aériennes françaises sont dans une situation financière extrêmement difficile qui nécessite un soutien de l’État» estime la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande dans un communiqué.

La FNAM est la principale organisation professionnelle du secteur aérien, et représente plus de 95 % du transport aérien.

Nous publions ci dessous le communiqué de la FNAM:

«Aujourd’hui, l’urgence est de consolider l’existant car le transport aérien français est un élément essentiel de la reprise économique des prochaines semaines. Ses effets catalytiques sont essentiels. La IATA a ainsi rappelé que le transport aérien contribue à hauteur de 100 milliards à l’économie française et génère plus d’un million d’emplois.
C’est une activité stratégique et un outil de souveraineté pour la nation, la crise sanitaire en cours a rappelé le rôle des compagnies aériennes dans le rapatriement de nos concitoyens et de transport de matériels sanitaires.L’ensemble des compagnies de la FNAM* envisage une reprise très progressive de l’activité, protégeant en particulier la situation sanitaire de ses clients et salariés, et contribuant à la continuité territoriale en métropole, vers les territoires d’Outre-Mer et les grandes villes mondiales. Elles dédieront pleinement dans les prochaines semaines leurs moyens à participer à l’acheminement des passagers et du cargo afin de soutenir les besoins essentiels du pays et son indispensable connectivité avec le monde. 
 
Le transport aérien français a également pleinement conscience de sa responsabilité sociale et environnementale. Les compagnies se sont engagées résolument dans la transition écologique en conformité avec les grands objectifs écologiques internationaux et notamment les accords de Paris.  Aussi, la FNAM rappelle qu’au cours des 30 dernières années, l’empreinte carbone par passager et par km a été réduite de plus de 50% et a baissé de 2% en moyenne chaque année entre 2000 et 2017, grâce aux progrès technologiques et opérationnels réalisés par le secteur. Avant la crise Covid-19, le transport aérien ne représentait que 2 à 3% des émissions de CO2 mondiales – 1,4% des émissions de CO2 nationales soit moins qu’Internet – environ 4% à 8% actuellement.

Les compagnies françaises se sentent citoyennes et pleinement responsables tant sur le plan social qu’environnemental, aussi dans ce contexte, la FNAM est ulcérée que certaines compagnies, dont Ryanair, basées hors du territoire français, ne s’acquittant d’aucune fiscalité en France et faisant échapper à la moindre occasion leurs salariés aux règles sociales françaises, conçoivent la période prochaine de reprise du transport aérien comme une occasion de pratiquer délibérément des tarifs prédateurs à 1 euro. Elles imposent un modèle social et environnemental désastreux aux dépens des compagnies françaises, de leurs salariés et du climat.
 
La FNAM appelle les autorités françaises et européennes à mettre en place de manière urgente les conditions réglementaires en France et en Europe d’une concurrence équitable et vertueuse sur le plan environnemental et social, afin que les compagnies qui s’astreignent à respecter les règles ne voient pas leurs efforts ainsi que ceux de leurs salariés ruinés au profit de compagnies guidées par la seule volonté d’imposer un modèle de prédation.
 
Aujourd’hui le transport aérien français est un secteur en situation de survie à l’avenir incertain, son effondrement représenterait une catastrophe sociale. La FNAM rappelle qu’actuellement, la pandémie Covid-19 touche 185 pays dans le monde, l’Europe est très fortement impactée. C’est un choc sanitaire et économique sans précédent». 

Le groupe Accor a indiqué à l'occasion de ses résultats du 1er trimestre 2020 que 62% de ses hôtels sont fermés.

Le groupe hôtelier affiche par ailleurs une forte baisse de ses revenus.

Le chiffre d'affaires du Groupe au premier trimestre 2020 atteint 768 millions d’euros, en baisse de 17,0% en données publiées et de 15,8% en données comparables.

Le RevPAR est en baisse de 25,4%.

«Ce repli traduit la détérioration brutale de l’environnement, liée à la propagation à l’échelle mondiale de l’épidémie de Covid-19, d’abord en Asie-Pacifique (-33,7%) puis dans d’autres régions notamment en Europe (-23,2%) et en Amérique du Nord (-22,2%)» indique Accor.

Au cours du premier trimestre, Accor a cependant ouvert 58 hôtels correspondant à 8 000 chambres, un niveau très satisfaisant compte tenu de l’environnement actuel. A fin mars 2020, le Groupe dispose d’un parc hôtelier de 746 903 chambres (5 085 hôtels) et d’un pipeline de 208 000 chambres (1 202 hôtels), à 76% dans les marchés émergents.

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Boeing va supprimer 10% du personnel de son activité da construction d'avions de transports de passagers. Cela est du notamment à l'arrêt de la production des B737 MAX et à l'épidémie de Coronavirus. L'épidémie a en effet conduit plusieurs compagnies à annuler des commandes d'avions notamment des long-courriers comme des B787 et B777.

Le groupe pourrait ainsi licencier jusqu'à 7000 personnes.

Par ailleurs Boieng doit faire face à des attaques en justice de la part d'un louer de Koweit, ALAFCO. Ce dernier estime que Boeing lui doit 336 millions d'avance pour des commandes de B737 MAX alors que les avions n'ont pas été livrés.

ALAFCO aurait annulé ses commands pour 40 B737 MAX.

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, il y en a de bonnes heureusement. Boeing a remis en marche ses usines de l'état de Washington.

Pour les mois d’avril et les 10 premiers jours de mai, les abonnés navigo mensuel et annuel se verront donc rembourser 100 euros, les abonnés Imagine R et Navigo Senior toucheront pour leur part 50 €. Cette mesure représente un coût de 130 millions d’euros pour Île-de-France Mobilités.

Le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités a voté le remboursement intégral du passe Navigo à tous les abonnés, pour le mois d’avril. Cette mesure concerne les abonnements suivants :

  • Navigo mensuel et annuel pour avril
  • Navigo senior
  • Carte Imagine R

Même s’ils ne bénéficient pas des 50% de l’employeur, les télétravailleurs, les salariés en chômage partiel ou total ainsi que les indépendants qui ont dû fermer leur activité, se verront rembourser à 100% leur forfait Navigo pour le mois d’avril.

Le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités a également voté le remboursement des 10 premiers jours du mois de mai pour :

  • Navigo mensuel et annuel, remboursement de 25€ supplémentaires, soit 100€ au total
  • Navigo Senior et Imagine R, remboursement de 12€ supplémentaires, soit 50€ au total

 Pour se faire rembourser, il suffira de se connecter sur une plateforme dédiée et de renseigner quelques informations. Cette plateforme sera mise en ligne dans le courant du mois de mai.

Le Président de la République vient d’annoncer en même temps la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai, et un « plan spécifique pour le tourisme », avec des annulations de charges pour les entreprises et des aides particulières pour notre secteur, afin de sauvegarder l’emploi.

En effet le secteur du tourisme sera longuement affecté par la crise sanitaire du fait de la progressivité du déconfinement et du ralentissement des mouvements internationaux consécutifs à la « fermeture des frontières, jusqu’à nouvel ordre, avec les pays non européens ».

La baisse d’activité a été de 20% sur le premier trimestre 2020. Elle va atteindre, voire dépasser, 80% sur le reste de l’année, qui concentre 78% de l’activité. La visibilité sur les vacances d’été des français est réduite.

Malgré l’usage du chômage partiel, notre secteur a été contraint de maintenir des emplois - qui représentent pour la première quinzaine d’avril près de 40% de la masse salariale - afin d’assurer le rapatriement des français en voyage à l’étranger, de procéder aux annulations et report, de gérer les relations très complexes avec les compagnies aériennes, et de répondre aux multiples questions des voyageurs. En contrepartie les entreprises n’ont enregistré aucune recette.

Jean Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage constate que « pour les voyagistes (agences de voyages et tour operateurs), la maxime présidentielle « zéro recette, zéro charge » ne s’applique pas. Ce qui justifie d’importantes mesures d’accompagnement particulières et à long terme afin de sauvegarder l’emploi en assurant la pérennité des entreprises ».

Les Entreprises du Voyage font valoir auprès de leurs interlocuteurs le danger vital qui pèse sur notre secteur du fait de cette crise. L’ordonnance sur « les avoirs » permet de sauvegarder une partie de la trésorerie des agences de voyages « distributrices », mais ne traite le problème ni globalement ni à long terme.

Les liens avec les pouvoirs publics, la DGE, les ministres de l’économie et des comptes publics, du travail et du transport sont renforcés. Jean-Baptiste Lemoyne, interlocuteur de notre secteur, est conscient de la nécessité pour nos entreprises d’obtenir les soutiens indispensables pour garantir la pérennité de l’emploi.

Les Entreprises du Voyage expriment leur solidarité avec les français qui travaillent, dans des conditions souvent difficiles, pour soigner, nourrir, transporter, informer, assurer l’hygiène et la sécurité… faciliter la vie de nos concitoyens.

Lorsque le temps viendra, nos entreprises seront mobilisées pour faciliter l’accès au grand air, à l’espace et aux vacances, là où l’environnement sanitaire sera sécurisé, pour la population qui a supporté un long confinement, dans des conditions souvent difficiles.

L'Autriche déconfine, la France confine

L'Autriche s'apprête à remettre en marche son économie, pendant ce temps la France s'enfonce dans la crise alors que le confinement est totalement illogique pour les moins de 60-65 ans…

Easyjet vient finalement de trouver un accord alors que l'un des actionnaires d'Easyjet plaidait pour une annulation pure et simple d'une commande de 6 milliards.

Finalement Airbus a accepté de reporter une partie des livraisons prévues entre 2020 et 2022.

Dans le détail Easyjet va annuler 10 la livraison de 10 avions en 2020, va annuler toutes les livraisons en 2021 soit 12 avions et va également reporter 2 à 7 livraisons prévues en 2002.

Cela représente un total de 24 à 29 avions tout de même.

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La Grèce avait connu une excellente année en 2019 avec une forte croissance du nombre de touristes. L'épidémie bouscule tout. Dimitra Voziki, la Directrice de l'Office du Tourisme de Grèce en France en dit plus à Business Traveler France.

Le Monde se confine

De très nombreux pays ont mis en place des mesures de confinement dans le monde. En Europe les pays confinés ne sont pas encore majoritaires et encore moins en Asie où des pays ont mis en place des mesures d'endiguement de la maladie et de dépistage des malades très efficaces…

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